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INFO CAP : CPIP PLACÉS L’ADMINISTRATION S’OBSTINE ET ENVISAGE UN COUP DE FORCE

jeudi 30 janvier 2014  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Le 28 janvier les services RH4 et PMJ1 réunissaient les organisations syndicales représentatives à la CAP des CPIP, CGT Pénitentiaire et SNEPAP-FSU. Après une première réunion début janvier, l’administration nous soumettait son projet concernant une modification du dispositif des CPIP placés au risque de contraindre un bonne partie de la 18e promotion à se positionner sur ces postes.

Au regard du peu d’engouement des titulaires pour se positionner sur les postes de CPIP placés ouverts l’an dernier — 25 postes sur 88 ayant été pourvus à la CAP — la CGT avait demandé leur fermeture et leur transformation en postes classiques.
Avec l’administration, le SNEPAP s’était opposé à notre demande confortant le dispositif, avec l’idée de maintenir ouverts ces postes sur la CAP mobilité de 2014.
Lors de cette réunion, l’administration nous a proposé de changer les règles du jeu. L’an dernier il y avait un accord partagé pour que ces postes ne soient pas proposés au stagiaires. Nous considérions unanimement que l’objectif de formation de la deuxième année n’était pas compatible avec le fait d’être « volant ».
L’administration nous a proposé de contourner cette règle, en offrant ces postes aux stagiaires, en pré-affectation, sans que, durant l’année de stagiarisation, ils ne soient conduits à effectuer des missions de remplacement. Ainsi ils resteraient durant cette année de formation sur le pôle de rattachement, puis, une fois titularisés deviendraient CPIP placés sur la zone.

L’objectif affiché de l’administration est de proposer au élèves de la 18ème promotion, les postes qui ne seraient pas pourvus. Si l’on s’en tient aux chiffres de l’an dernier (63 postes restés vacants), cela obligerait près de la moitié d’une promotion à devoir occuper ces postes. Pour faire court : sacrifier une promotion afin de satisfaire aux exigences gestionnaires technocratiques !

Face à la brutalité de la proposition de l’administration, la CGT a indiqué qu’elle quitterait la salle si la méthode n’était pas négociable. La chef de bureau RH4 s’est ravisée et nous a indiqué qu’elle n’avait pas mandat pour se positionner définitivement à l’issue de la réunion, mais qu’elle était présente pour entendre les organisations syndicales sur leurs propositions.

Au regard du risque encouru, de la faible marge de négociation laissée par l’administration, qui confirmait par un second veto l’impossibilité de fermer définitivement ces postes pour les redéployer, la CGT a exigé que l’administration ne contraigne pas les nouveaux stagiaires à devoir rejoindre ce type de poste, très instable en terme de vie professionnelle et familiale.

Aussi pour que les stagiaires puissent choisir, nous exigeons de l’administration qu’ elle ouvre le même nombre de poste sur les résidences administratives ayant des postes vacants à l’issue de la CAP des titulaires. Les stagiaires auraient ainsi le choix entre un poste de CPIP placé et un poste classique. Le SNEPAP a partagé notre proposition.

Comme lors de cette réunion aucun décideur n’était présent, la chef de bureau nous a indiqué qu’elle ne pouvait pas nous donner de réponse immédiatement.

Nous avions demandé une évaluation du dispositif après la prise de fonction des premiers CPIP placés. Cette évaluation a été menée auprès des CPIP placés, des DISP et des DFSPIP. Il ressort globalement que ce sont de jeunes professionnels qui se sont positionnés sur ces postes. Qu’ils s’agit pour eux d’un positionnement transitoire. Ils ont dit être satisfaits des conditions d’accueil. Par contre, nous avons porté auprès de l’administration qu’il fallait une meilleure information auprès des DIPPR concernant la durée des missions (deux mois étant un minimum, il ne saurait constituer la règle) et anticiper les délais de prévenance, 15 jours paraissant trop juste.

L’évaluation faite de ce dispositif après seulement trois mois d’existence sera renouvelée à moyen terme. Alors que pour nous, le bilan doit être l’occasion de se dire si le maintien du dispositif est pertinent ou non, il a pour l’administration comme unique objectif de faire tenir cette aberration en période de pénurie : meilleure communication, meilleure attractivité, voire des maigres améliorations des conditions de travail. On marche sur la tête !

La CGT pénitentiaire a rappelé sa position : l’urgence est d’établir des organigrammes pour les SPIP avec un TCCBS (taux de calcul de la compensation des besoins du service) et non de faire vivoter coûte que coûte un dispositif qui ne fait qu’éteindre des petits foyers alors que l’incendie de grande ampleur continue de s’étendre. Pour preuve, les régions les plus en difficultés ne sont pas pourvues en CPIP placés et là où des collègues peuvent venir en remplacement, seules 25% des demandes des DFSPIP sont satisfaites !

Enfin, les CPIP placés, pour la grande partie ayant moins de deux ans d’ancienneté, apprécient la diversité des missions et des lieux d’intervention : finalement ce que la formation initiale ne leur a pas offert avec le système de pré-affectation.

A chaque problème de ressources humaines, de formation,... nous tournons en rond sur cette question. Nous n’en serions pas à discuter de telles dispositions si l’administration entendait enfin les revendications de toutes les organisations syndicales, de tous les professionnels : la fin de la pré-affectation.

La CGT pénitentiaire sera très offensive et demande à ce que l’administration pénitentiaire prenne enfin en compte le devenir des futurs professionnels.


POUR UNE FORMATION INITIALE DE QUALITÉ, EN ALTERNANCE, POUR L’ABANDON DE LA PRÉ-AFFECTATION ET POUR DES ORGANIGRAMMES PERMETTANT DE RÉPARTIR LES MOYENS HUMAINS DE FAÇON ADAPTÉE ET TRANSPARENTE !

Montreuil, le 29 janvier 2014

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