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Il est urgent de changer de politique pénale !

vendredi 21 juin 2013  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Les conditions de travail et conditions de détention se sont considérablement dégradées ces dernières années. A partir de l’année 2002, les politiques répressives des gouvernements successifs, la politique pénale qui lui est liée, ont entraînées une surpopulation carcérale insupportable.

Certains établissements atteignent un taux d’occupation de 200 %, sans moyens supplémentaires.
Les chiffres sont sans appel, le nombre de détenus a atteint des records ce 1er juin 2013 : 67977 détenus pour 58000 places de prison.

Cette surpopulation carcérale engendre encore plus de promiscuité, moins d’espace par personne, plus d’agressivité, plus de stress pour les personnes incarcérées. Depuis de nombreuses années, la France est montrée du doigt en Europe à cause de ses prisons détériorées. Elle a, aussi, été condamnée à plusieurs reprises par les juridictions nationales pour les mauvaises conditions de détention infligées aux personnes incarcérées.

A cela s’ajoute le ras le bol des personnels. En effet, ils travaillent dans des conditions indignes, sont en souffrance et sont exposés à de multiples facteurs de dangers et risques, notamment à cause de cette surpopulation carcérale.

Les multiples mobilisations des personnels pénitentiaires attestent de ce profond malaise.

La CGT pénitentiaire le rappelle : il y a urgence à changer de politique pénale !

La ministre s’y est engagée, nous tenons à ce qu’elle respecte cette promesse.

Les alternatives à l’incarcération doivent être privilégiées, les mesures qui visent à promouvoir l’insertion doivent remplacées celles qui excluent encore davantage.

La dépénalisation d’un certain nombre d’actes peut être décidée (séjour irrégulier, téléchargement sur internet, racolage passif, …). L’échelle des peines doit aussi être reconsidérée.

La réussite d’une nouvelle politique carcérale passe inévitablement par une diminution du nombre de détenus.

La peine privative de liberté doit être l’exception et réservée pour ceux qui ont commis de graves délits.

Concernant les autres infractions, d’autres peines sont envisageables, plus adaptées et moins nocives.

C’est dans un tel contexte que les personnels pourraient exercer des missions plus valorisantes et plus efficaces, ne se limitant pas à la sécurité.

La CGT pénitentiaire n’aura cessé de le revendiquer. Une réforme pénale est nécessaire, elle doit stopper cette politique néfaste du tout carcéral.

Montreuil le 21 juin 2013

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