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L’ORIGINE DU PROBLEME : LE MONOLOGUE SOCIAL !

mardi 22 octobre 2013  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Malgré nos interventions en CT, en CAP, en réunion bilatérale, rien n’y fait, l’administration ne bouge pas. Le constat est pourtant généralisé : le logiciel Origine est inadapté au fonctionnement des SPIP. Ecrêtage honteux des heures effectuées en plus du temps légal ; impossibilité de récupération ; outil informatique complexe, lourd, inadapté ; interprétation abusive de la circulaire ARTT, des plein-temps de cadres dédiés à la gestion du logiciel. Depuis le début 2013, nous n’arrêtons pas de signaler à l’administration qu’elle marche sur la tête. Elle ne cille pas. Nous en appelons donc à une réaction dans les services pour infléchir sa position.
Nous vous en informions dans nos précédents communiqués et compte-rendu, interpellée par ses sections départementales, la CGT pénitentiaire a saisi l’administration sur les problèmes qu’engendre le déploiement du logiciel Origine dans les SPIP.
Malgré notre acharnement a évoqué cette question dans toutes les réunions auxquelles nous participons, l’administration reste sourde.
Or si nous en sommes là, c’est parce que l’administration s’est obstinée dans un choix borné, précipité, sans discussion, avec un volonté de passage en force.
En guise de dialogue social, la méthode s’est apparentée à celle du sergent-chef face à son unité : les décisions sont prises, on exécute ! Drôle de conception de la démocratie sociale… d’autant que l’interprétation de la DAP de la circulaire ARTT est particulièrement restrictive pour les agents. Dans ces conditions, le DISP de Rennes avait demandé aux DSPIP et planificateurs d’appliquer des modalités de pose de récupérations différentes. Pan sur les doigts… Le DISP de Rennes a reçu un rappel à l’ordre qui, dans le style cavalerie militaire, n’était pas piqué des vers : « J’attire enfin votre attention sur le fait que cette initiative, […], intervient alors que j’ai maintenu une position de fermeté vis-à-vis des organisations représentatives des personnels » « la publicité donnée à [votre] note par les organisations syndicales au plan national est de nature à relancer une polémique stérile et inutile ». Les agents qui se voient écrêter des heures dans presque tous les services apprécieront. A l’Est, les services de la DISP de Strasbourg sont en mouvement. Le CT de la DISP de Strasbourg est en voie d’adresser une motion à la DAP.
Nous venons d’envoyer un courrier à la nouvelle directrice pour qu’elle se saisisse de cette question. Puisqu’elle a été une des instigatrices de la création des SPIP, nous estimons qu’elle connait a minima les principes essentiels de leur fonctionnement.

Le paramétrage du logiciel Origine engendre des absurdités qui sauteraient aux yeux de n’importe quel employeur :
— La souplesse qu’autorisent les horaires variables, à condition de pouvoir récupérer ses heures, permet de s’adapter pour assurer un suivi régulier des mesures et répondre aux possibilités des PPSMJ. Sans possibilité de récupérer leurs heures, il est évident que les collègues vont s’orienter vers un choix d’horaires fixes, pas du tout adaptés à l’exercice de nos missions ;
— Il est aberrant de voir des agents perdre un temps conséquent pour calculer… leur temps de travail ! La logique voudrait que l’utilisation de l’informatique n’ait pas vocation à créer des tâches inutiles supplémentaires… mais les supprimer. Décidément entre la DAP et l’informatique, c’est une succession d’échecs coûteux et pénibles pour les agents.
— Si ces éléments ne se suffisaient pas en soi, il faut encore dédier à l’organisation de l’ensemble, la création de postes d’encadrement dédiés aux tâches de validation de l’auto-contrôle-régulateur !
— Enfin, quand pour la première fois, un Premier ministre s’intéresse à nos charges de travail, tout en soutenant une proposition plus généreuse que celles avancées par les organisations professionnelles, une administration aussi hiérarchisée que la pénitentiaire devrait faire amende honorable et ne pas s’obstiner à élaborer des conditions toujours plus détestables pour ses agents.

Les personnels exerçant en SPIP — travailleurs sociaux, administratifs, — ne sont pas corvéables à merci. Il est temps de faire savoir à l’administration que nous ne sommes pas salariés pour faire du bénévolat. La CGT appelle tous les services à se réunir en assemblée générale pour définir des modalités d’actions contre l’iniquité et le ridicule d’Origine. Compte tenu de nos charges de travail, des épreuves vécues par les SPIP, des pressions subies, nous attendons de l’administration qu’elle offre un cadre de travail plus apaisé et constructif à ses agents, sans quoi la CGT appellera les personnels des SPIP à retourner leur badge à l’administration centrale.

NOUS NOUS EN SOMMES PASSÉS PENDANT PLUS DE DIX ANS, NOUS POUVONS CONTINUER SANS

Montreuil, le 21 octobre 2013

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