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L ’Unité Syndicale exige des arbitrages et des propositions majoritaires pour l’Administration Pénitentiaire !

jeudi 19 novembre 2015  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

En Réunion à Paris ce jour, l’Unité Syndicale UFAP-UNSa Justice, SNP-FO
Personnels de Surveillance, SNJ-FO Personnels Administratifs et CGT
Pénitentiaire, représentant plus de 86 % des Personnels, a débattu des
arbitrages en cours entre Matignon – Bercy et le ministère de la Justice.

Dans les faits, deux arbitrages essentiels sont sur le tapis : L’un porte sur les
revendications des Personnels pénitentiaires en action. L’autre, sur une dimension
exclusive d’emplois, traitant de la question de la répartition des 2500 emplois pour
la justice (AP et DSJ) annoncée par le Président de la République lors de la réunion
du Congrès de Versailles.

En premier lieu, l’Unité Syndicale conteste la méthode retenue par le ministère de la
justice. En effet, si le pouvoir public a un rôle majeur dans ces débats, il n’en a pas
l’exclusivité. Il est particulièrement étonnant et agaçant, qu’une nouvelle fois,
personne n’a le souci d’y associer d’une manière ou d’une autre, les représentants des personnels en action. Cette façon de faire sème le doute sur la nature et l’objectivité des arbitrages, où tout semble se régler entre
« spécialistes » voire « entre amis », sur le dos des Personnels !

C’est avec responsabilité et dignité que l’Unité Syndicale a suspendu son mouvement reconductible, annoncé comme très suivi dès le 16/11, après les attentats barbares du 13 novembre 2015.

Pour autant, les problématiques demeurent !... Pire encore, la légitime présence des forces de l’ordre sur les terrains suppose, comme nous le lisons ici ou là, que de nouvelles charges de travail seront transférées sur les Personnels pénitentiaires, mais avec quels moyens ?!

Dans un tel contexte de répartition d’emplois (2500), l’Unité Syndicale prévient
qu’elle sera très attentive sur la part « réservée » à l’administration pénitentiaire.
Pour l’Unité Syndicale, ces emplois sont à mettre en perspective avec les engagements pris par le Président de la République devant nous le 29 octobre 2015
et avec les questions de sécurité liées au 13 novembre 2015.
Clairement, l’Unité Syndicale n’accepterait pas d’assister à un saupoudrage de
confort, malsain, entre toutes les directions du ministère de la justice.

Pour l’Unité Syndicale, la large majorité des 2500 emplois doit revenir essentiellement à l’administration pénitentiaire, en faveur des comblements de postes en détention, de la résorption des déficits pour ouvrir sérieusement et raisonnablement les PREJ et la compensation des départs en retraite . Mais aussi, un effort conséquent doit être fait concernant les Personnels administratifs et techniques.

Bien sûr une partie de ces moyens annoncés doit être affectée aux services
judiciaires.

Enfin, si la question de l’attractivité des métiers pénitentiaires, notamment de surveillance, est une question majeure et lancinante visant à éviter les « fuites » en
masse de Collègues vers d’autres secteurs, le terrible 13 novembre 2015 a rebattu
les cartes.

En effet, 5000 emplois de Policiers et Gendarmes et 1000 postes de Douaniers sont
créés. En même temps tout indique que le secteur « Privé » de la sécurité, va recruter massivement. Tout comme de nombreuses communes augmenteront le
nombre de leurs effectifs de Police Municipale. Ainsi, pour qu’un jeune se dirige
vers un métier pénitentiaire, concurrence posée, il le fera notamment sur des
critères de rémunération.

Le gouvernement a la responsabilité de donner à l’administration pénitentiaire les moyens nécessaires sur cette question afin de rivaliser en attractivité en matière de recrutement, et ainsi, jouer dans la cour des grands et capter l’attention.

Des efforts significatifs doivent être donc fait sur la question indemnitaire, tant sur l’ICP (A hauteur d’un treizième mois) que sur l’ISS qui doit être relevée d’au moins 2 % pour tous.

Aussi, la question des métiers et des missions de service public doit être le fil
conducteur urgent à mettre en oeuvre.

Enfin, l’augmentation des moyens de fonctionnement des services doit être à l’ordre
du jour, afin d’accroître notre capacité de formation continue, de frais de déplacement en conséquence, de rénovation de nos structures, etc.

A l’aune des arbitrages et des propositions qui nous seront rendus prochainement, l’Unité Syndicale adaptera son attitude. En cas de désaccord, l’Unité Syndicale et les Personnels sauront une nouvelle fois prendre leur responsabilité.

Paris, le 19 novembre 2015

L’Unité Syndicale.

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