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L’administration majoritaire grâce à la servilité de l’UFAP

mercredi 27 avril 2011  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel
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L’administration majoritaire grâce à la servilité de l’UFAP

« Quand l’hypocrisie rejoint l’abject… » : C’est par ce titre que l’UFAP vitriole la CGT pénitentiaire qui dénonçait le vote de cette organisation lors du dernier CTP AP qui a entériné la disparition du CTP socio-éducatif au sein de l’administration pénitentiaire. Nous dénoncions également son vote commun avec l’administration de refuser de porter à 10 le nombre de sièges au futur CT interrégional.

S’il ne s’agit pas de se renvoyer la balle à chaque instant, il y a quelques contrevérités que nous ne pouvons pas accepter. Nous vous faisons part de quelques points en guise de rétablissement des faits :

1. La CGT et la CFDT auraient signé les accords de Bercy pour s’approprier le paysage syndical de demain ? Faux, la motivation première de la CGT était surtout de faire cesser tout accord minoritaire. En l’espèce, nous sommes satisfaits que le gouvernement ne puisse plus à l’avenir signer avec des syndicats représentants parfois seulement 10% des personnels comme c’était trop souvent le cas. Nous ne subirons plus des accords salariaux ou statutaires entérinés entre le gouvernement, le MEDEF et une organisation autonome ne représentant que 5 ou 10% comme jusqu’à présent.

2. Cet accord national ne prévoit aucunement la disparition d’espaces de dialogue social qui sont à négocier, pour la Fonction Publique, par ministère. Rien n’empêchait donc, comme le prévoit le nouveau décret Fonction Publique, comme l’ancien décret d’ailleurs, de maintenir le CTP socio éducatif. Il suffisait que l’UFAP vote avec la CGT et FO ;

3. Concernant le CTP SE et sa disparition : Si comme le dit l’UFAP, nous devrions être satisfaits de régner en maître sur la filière, alors chers camarades, nous n’aurions rien dit. Il se trouve qu’aujourd’hui, il y a une organisation administrative par SPIP qui légitimise une organisation CTP dans cette filière. Supprimer cette instance, c’est supprimer l’accès à la parole pour des organisations représentatives de la filière. De surcroît, ce que l’UFAP oublie d’écrire, c’est que chaque dossier étudié en CTP SE passe obligatoirement en CTP AP pour avis. Il ne s’agit donc pas d’une gestion entre amis comme supposée. La réalité est donc tout autre, c’est l’UFAP qui souhaite retirer la parole aux organisations représentatives de cette filière et qui ne siègent pas en CTP AP ;

4. Nous signalons que la CGT pénitentiaire demandait un passage à 10 sièges au lieu de 6 au CTP interrégional. C’est juste la possibilité offerte là aussi par le nouveau décret. L’UFAP a été en deçà en votant, à nouveau, avec l’administration.

Enfin, nous précisons à nouveau que lors des votes, l’administration était en position de « faiblesse » puisqu’elle ne comptait que neuf membres présents contre dix syndicalistes lors de cette instance nationale. Il suffisait que l’UFAP vote avec la CGT et FO…et non avec l’administration pour qu’une majorité se dégage en faveur des syndicats et aussi et surtout en faveur des personnels.

Montreuil, le 27 avril 2011

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