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L’écho des luttes
La CGT Pénitentiaire reçue par le Parti Socialiste.

mercredi 25 avril 2012  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

La CGT Pénitentiaire a rencontré ce jour les responsables du pôle Justice (André Vallini et Marie Pierre de la Gontrie) de la campagne de François Hollande au siège du parti socialiste.

Tout comme le Front de Gauche, le Parti Socialiste a apporté son soutien aux personnels pénitentiaires en lutte. Dès le 4 avril, François Hollande déclarait en effet dans un communiqué de presse que ce mouvement était « légitime », reconnaissant les conditions de travail intolérables des personnels et dénonçant la politique du tout carcéral qui alimente le phénomène de surpopulation pénale. http://www.parti-socialiste.fr/communiques/le-mouvement-des-personnels-penitentiaires-daujourdhui-est-legitime

Lors de cette rencontre, la CGT Pénitentiaire a dénoncé avec force à quel point la situation était dramatique : la surpopulation pénale, le manque de moyens humains et budgétaires, la perte de sens de nos métiers, la dégradation des conditions de travail, des personnels en souffrance…

Les personnels de surveillance manifestent leur colère depuis trois semaines : blocages devant les établissements et rassemblements. D’autres actions se poursuivent et s’intensifient dans les régions. Aucune réponse n’est apportée par le Garde des Sceaux qui semble plus enclin à remplir les premiers rangs des meetings de Nicolas Sarkozy que d’assumer ses responsabilités : occuper un poste de ministre de la Justice est un « vrai travail  » !

Lors de notre rencontre, la semaine dernière, avec l’UMP, l’engagement a été pris d’interférer afin que le ministre daigne nous recevoir. Fausse promesse de l’UMP ? Le ministre est toujours aux abonnés absents, porté disparu- sauf des meetings UMP- et l’administration n’oppose que répressions et maltraitances face aux personnels en souffrance.

Les Personnels d’insertion et de probation ont fait connaître haut et fort leur rejet du diagnostic à visée criminologique, imposé sans concertation. Ils dénoncent les logiques gestionnaires et les perspectives de restructurations des services ainsi que leurs surcharges de travail inacceptables.

L’état de délabrement du service public pénitentiaire et le déficit criant de dialogue social, entretenus par la politique sécuritaire et anti-syndicats de ces dernières années que nous dénonçons, sont reconnus et entendus par le candidat François Hollande. Celui-ci compte repartir sur des bases saines en réinstaurant le dialogue entre les organisations professionnelles et leurs interlocuteurs mais également en rétablissant le respect et la confiance dus aux professionnels.

Le parti socialiste envisagerait de redonner à la prison une taille humaine favorisant les conditions de travail et de détention. La politique pénale et pénitentiaire ferait l’objet d’une « reconstruction » : abrogation des peines planchers, développement des alternatives à l’incarcération...

Le parti Socialiste, dans le contexte de la conjoncture actuelle et des contraintes budgétaires, envisagerait de faire de la Justice une de ses priorités en termes de recrutements. Parmi les 1000 postes prévus chaque année pour ce secteur, les moyens seraient concentrés sur la protection judiciaire de la jeunesse, les services pénitentiaires d’insertion et de probation et les établissements pénitentiaires. L’abandon de la révision générale des politiques publiques (RGPP) et l’annulation de l’extension du parc carcéral programmé dans la loi du 27 mars 2012 seraient envisagées.

La CGT Pénitentiaire a bien entendu les engagements du Parti Socialiste et les remercie du soutien apporté aux personnels et d’avoir pris du temps pour nous écouter et à travers nous, l’ensemble des personnels.

La CGT Pénitentiaire veillera et saura rappeler au Parti Socialiste ses engagements, si les électeurs décident d’un changement de Président de la République, ce qui nous semble nécessaire au vu du bilan désastreux du quinquennat.

La CGT Pénitentiaire a demandé au Parti Socialiste, s’il est élu, de bien faire le ménage à la DAP, ce qui nous semble, hélas, bien nécessaire encore au vu du mépris total et absolu qu’elle affiche pour les personnels pénitentiaires.


La CGT Pénitentiaire continuera de défendre l’intérêt de l’ensemble des personnels.

Restons mobilisés et unissons nos forces afin de faire valoir nos revendications !

Montreuil, le 25 avril 2012

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