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LE BONHEUR N’EST PAS DANS LE PREJ !

mercredi 9 décembre 2015  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Des moyens plus que restreints

Là ou la Police disposait de moyens confortables pour assurer les missions d’extractions, la pénitentiaire, parent pauvre de l’Administration, doit-elle les exécuter sans moyens, tant humains que matériels. Ce sont donc des collègues qui se retrouvent à travailler dans des locaux non conformes aux règles du CHSCT, où « l’article 22 » est le maître mot, avec peu ou pas d’équipements dans les locaux (pas d’extincteurs, pas de trousse de premiers secours, réfrigérateurs trop petits ou inexistants etc…). Les véhicules quand à eux ne sont pas en reste, car eux non plus n’ont pas été gâtés. En effet, les roues de secours ne figurant plus parmi les équipements de série, nos Kangoo et Master n’en sont donc pas équipés ! Il en est de même pour les consommables, certainement trop coûteux pour l’Administration…
La CGT Pénitentiaire demande au DI de Lille de ne pas attendre Noël pour débloquer les fonds nécessaires à l’équipement des locaux et des véhicules PREJ ; les agents ont déjà suffisamment patienté...

Une charte des temps non respectée

Ce qui doit être un rythme de travail de 7h10 matin ou soir, se transforme en journées de 12h en moyenne ou bien plus selon la nature des missions ; ce qui génère une vingtaine d’heures supplémentaires par semaine, et des repos quotidiens souvent inférieurs à 6h en lieu et place des 11h actées dans la charte des temps (art.6). Les plannings sont également impactés ; en effet les agents les reçoivent du jour au lendemain par SMS et il leur est impossible d’avoir un prévisionnel à J+8 comme le stipule la doctrine. Lorsque cela l’arrange, la DI est capable de ne pas tenir compte des préconisations DAP concernant les Risques Psycho Sociaux. Au pied du mur, elle essaierait maintenant d’imposer des jours RHS aux agents pour qu’ils « n’explosent » pas le quota des 108h trimestrielles, dont elle ne voudrait pas reporter le paiement au trimestre suivant…

Si certains agents avaient misé sur les PREJ pour pouvoir bénéficier des week-ends et jours fériés, ce sera dans un état de fatigue physique et psychologique avancé qui impactera directement sur leur vie de famille et la relation avec leurs proches.
LA CGT Pénitentiaire demande à l’Administration de procéder à un recrutement rapide et massif, permettant d’accroître les effectifs des PREJ et ainsi respecter la charte des temps avant que la majorité des agents ne soient en burn-out professionnel.

La CGT Pénitentiaire se montrera vigilante à la suite donnée à ses demandes.

Pour la CGT Pénitentiaire,
Le collectif PREJ.

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