Accueil > Communiqués > Nationaux > La CGT boycotte le CTAP

La CGT boycotte le CTAP

vendredi 10 octobre 2014  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Madame la Présidente,

La CGT Pénitentiaire dénonce le budget triennal 2015/2017 qui accentue la
politique d’austérité.

Malgré le discours politique d’un ministère qui met en avant une augmentation
de son budget a contrario d’autres ministères, la justice n’est pas épargnée
par la rigueur.

Ce budget n’est pas à la hauteur d’une Justice moderne qui se donne les
moyens d’agir pour une Pénitentiaire de qualité.

En effet, que dire des emplois de surveillants en détention, qui pour rappel est
le coeur du métier…

Leurs conditions de vie et de travail n’ont jamais été aussi mises à mal par le
manque de moyens, et nous savons que cela est au détriment de leurs
missions.

Les surveillants, dans la plupart des établissements, effectuent en moyenne
plus de cinquante heures supplémentaires par mois. Les rappels sur repos
hebdomadaire et les modes dégradés sont devenus la règle. La vie de famille
s’en trouve fortement impactée.

Pire, vous imposez ce volume énorme d’heures supplémentaires, et vous
n’êtes pas en mesure de les payer, et des décalages intolérables de
paiement sont mis en oeuvre.

Malheureusement, le budget ne laisse présager aucune amélioration.

Tous les corps sont impactés par le manque de personnels. Des services
sont en souffrance et sont au bord de l’implosion.

Les PPP (Partenariat Public Privé) et la gestion déléguée vampirisent ce
budget, et les miettes sont à partager entre les établissements en gestion
publique.

220 postes publiés à la CAP de janvier prochain en lieu et place des plus
de 1000 postes vacants recensés : ce chiffre parle de lui-même !

Pour ces raisons et bien d’autres, la CGT ne peut siéger à ce CTAP alors que
les personnels vont continuer de souffrir.

De plus, lorsque les personnels décident légitimement, de dénoncer leurs
misérables conditions de vie et de travail, l’administration n’a pour seule
réponse, que les menaces et les sanctions ! C’est intolérable !

Le dialogue social ne se résume pas à réunir les OS dans un comité
technique, qu’il soit local, régional ou national. Le dialogue social doit
être le quotidien de la vie d’un établissement.

Les conditions ne sont pas réunies pour un dialogue constructif.

Montreuil, le 10 octobre 2014

Plan du site | Infos légales | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Haut de page