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La Prison crie sa misère

vendredi 13 avril 2012  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Ces derniers jours ont été, à nouveau, marqués par des mouvements de personnels dans les prisons. Les établissements de Meaux, Fleury, Saint Maur, Châteaudun, Bordeaux, Mont de Marsan, Moulins, Muret, Béziers, Rouen, Seysses, … ont été le théâtre de mobilisations des personnels pénitentiaires.
De nouvelles modalités d’action sont encore prévues dans les semaines qui suivent …

La CGT pénitentiaire salue la détermination des personnels en lutte qui, en dehors de leurs heures de travail, bravent les directions et les forces de l’ordre pour faire entendre leur malaise persistant, leurs revendications justes et légitimes.

Le Parlement et l’ensemble de la « classe politique » doivent connaître les difficultés quotidiennes des personnels pénitentiaires, la colère qui gronde et qui s’accroît faute de moyens suffisants, de reconnaissance salariale et de conditions dignes d’exercice de leurs missions. Leur employeur est maltraitant ! La situation est urgente : c’est l’alarme ! La Prison crie sa misère et hurle sa peine !

Le bilan de ce gouvernement est plus que déplorable. En effet, au niveau général, nous, personnels pénitentiaires, avons subi des reculs sociaux sans précédents. Sur la question de la politique pénale, le bilan du quinquennat est, sur ce point-là encore, un réel désastre : sur inflationnisme législatif irréfléchi avec un empilement de lois, une surpopulation carcérale, un transfert des missions, une expansion du parc pénitentiaire sans moyens suffisants.

Nos différents ministres de la justice n’ont jamais souhaité prendre la mesure exacte du délabrement des prisons et des services dans lesquels nous exerçons nos difficiles missions. Leur déni est volontaire ; c’est irresponsable et grave. L’humain n’est pas leur centre d’intérêt et nous restons pour eux des sous fonctionnaires sous statut spécial !

Le ministre actuel, trop occupé à faire ses cartons, ne semble en aucun cas concerné par ce qui se passe dans les prisons ou les services pénitentiaires. Qu’il y ait le feu devant ou dans les prisons, Michel Mercier reste fixé sur ses cartons et ne remplit plus, depuis longtemps, ses responsabilités et ses missions de Garde des Sceaux. C’est particulièrement honteux.

Sauf révolution grave, imprévisible et impitoyable, le gouvernement et son ministre de la Justice sont encore responsables de l’Etat ; ils devraient donc apporter des réponses concrètes à la souffrance des personnels, à leur colère et leur dégoût !


La CGT pénitentiaire continuera inlassablement le combat pour l’obtention d’avancées concrètes.

Montreuil, le 13 avril 201

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