Accueil > Communiqués > Nationaux > La violence dans les établissements reste une dure (...)

La violence dans les établissements reste une dure réalité.

vendredi 11 février 2011  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

La semaine dernière, la région parisienne a été marquée par des épisodes tragiques et traumatisants pour les personnels.

La Maison d’arrêt d’Osny a connu une semaine d’une rare violence. Du 30 janvier au 5 février 2011, les personnels ont du faire face à de brutales agressions physiques, des refus de réintégrer et des actes d’indiscipline, qui ont obligé l’intervention des ERIS de Paris, Lille et Rennes.

L’insécurité était telle que le jeudi et le vendredi, l’administration a été obligée de faire appel aux forces de l’ordre pour pouvoir réintégrer les détenus qui avaient organisé un mouvement collectif.

Dans la même semaine à la maison d’arrêt Villepinte, une jeune surveillante a été victime d’une grave agression de la part d’un détenu qui s’était vu refuser, à juste titre, l’autorisation de récupérer un poste de radio d’un autre détenu. Suite à cela, le détenu a asséné un violent coup de poing dans le ventre qui a provoqué une hémorragie.

La violence dans les établissements reste une dure réalité. Elle est, en partie, la cause d’une grande souffrance chez les professionnels. Malgré cela, et face à de continuelles dégradations des conditions de travail, l’administration n’apporte aucune solution qui pourrait atténuer ces graves tensions.

Au contraire, sans jamais donner de moyens supplémentaires, l’administration pénitentiaire continue à mettre de plus en plus de pression sur les agents par le biais de sanctions, de manque de reconnaissance, de manque de considération.

La CGT Pénitentiaire soutient pleinement les agents qui, malgré cette violence et un délabrement certain des conditions de travail, continuent d’effectuer leurs missions avec la plus grande des déterminations.

La CGT Pénitentiaire exige des personnels supplémentaires, l’ouverture des groupes de travail sur les missions des personnels avec, à la clé, une revalorisation statutaire assurant enfin une réelle reconnaissance.

Si les personnels font preuve d’un professionnalisme à toute épreuve, sachez, messieurs les directeurs que toute chose a une limite….

Montreuil, le 11 février 2011

Plan du site | Infos légales | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Haut de page