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Les collègues de Brest
dans l’action

jeudi 7 juin 2012  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Depuis ce matin 6h30 heures, une cinquantaine de surveillants de la maison d’arrêt de Brest sont en mouvement devant les portes de leur établissement.

A l’initiative de la CGT Pénitentiaire, cette action est soutenue par des collègues de Nantes, Rennes et Lorient.

Par cette action, nos collègues entendent dénoncer le projet de fermeture des deux miradors de leur établissement à l’horizon 06/2012 – 07/2013, comme annoncé par le précédent ministre le 6 décembre 2011. Ils contestent cette décision prise sans concertation, purement comptable, qui ne vise qu’à récupérer des emplois, au détriment de la sécurité de nos concitoyens, de nos collègues et du service public pénitentiaire.

Ils souhaitent également sensibiliser l’opinion publique sur l’annulation progressive des fouilles intégrales sans que des moyens substitutifs de contrôle ne soient prévus. Pour la CGT Pénitentiaire, la fouille intégrale est pour l’instant le seul rempart efficace à l’entrée d’objets et de substances illicites dans les établissements pénitentiaires. Tant qu’aucun nouvel outil fiable de contrôle n’est proposé pour les remplacer, ces fouilles intégrales doivent demeurer.

Les collègues de Brest mettent également en avant la question des conditions de travail qui se dégradent dans un contexte de surpopulation pénale endémique. Ils dénoncent l’hypocrisie et la démagogie d’un système qui prône l’encellulement individuel mais qui « surpeuple » sans état d’âme la maison d’arrêt de Brest. Avec en moyenne 380 détenus pour 255 places théoriques (160 % du surpopulation pénale), il faut toute l’expérience professionnelle des Brestois pour tenir une détention toujours plus compliquée à gérer.

A l’issue de leur précédent mouvement de mars 2012, les collègues de Brest avaient notamment reçu de nombreuses visites et témoignages de soutien des élus locaux de l’opposition. Aujourd’hui dans la majorité, la CGT Pénitentiaire souhaite que ces élus fassent connaître à la nouvelle ministre le dossier brestois et que celle-ci écarte d’une manière claire le projet national de fermeture des miradors qui n’a pas été discuté.

La CGT Pénitentiaire soutient totalement ses collègues en lutte. Cette action rejoint celles récentes d’autres établissements sur le territoire. Le malaise est partout important. Il en va de la responsabilité de toutes les organisations de fédérer ces souffrances et ces mécontentements.

Montreuil, le 7 juin 2012

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