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Les collègues
du Mans, de Majicavo et de Marseille dans l’action

jeudi 21 juin 2012  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Depuis ce matin, aux maisons d’arrêt Le Mans les Croisettes et de Majicavo et à l’EPM de Marseille, les personnels de surveillance sont en mouvement devant leurs établissements.

-  Au Mans, et ce à l’initiative de la CGT Pénitentiaire, une trentaine de surveillants sont mobilisés en intersyndicale (CGT- FO-UFAP-USP) devant les portes.
-  A Majicavo (Mayotte), les collègues ont débuté en intersyndicale CGT-FO-UFAP une action qui se déroulera sur deux jours suite à un dépôt de préavis de grève et manifestent leur mécontentement.
-  A l’EPM de Marseille, à l’initiative de la CGT, une dizaine de surveillants ont retardé la relève et rencontré le Défenseur des Droits qui visitait l’établissement accompagné du Médiateur de la République.

Par ces actions, nos collègues entendent dénoncer l’augmentation des charges de travail et les conditions de travail extrêmement dégradées dans un contexte endémique de surpopulation pénale. Ils déplorent le déficit de dialogue social, les réformes sans concertation et revendiquent une revalorisation statutaire et indemnitaire.

A la maison d’arrêt Le Mans les Croisettes, nos collègues revendiquent également une meilleure sécurité pour les personnels et le service public, la création de postes supplémentaires, une réorganisation des mouvements, le retrait de la boule dynamique et l’abrogation de la journée de carence.

A La maison d’arrêt de Majicavo, nos collègues dénoncent des harcèlements que subissent les agents et revendiquent une justice sociale, la fin du statut transitoire de Mayotte et l’amélioration de leurs conditions de travail.

A l’EPM de Marseille, le numérus clausus validé par les magistrats est quotidiennement largement dépassé (65 détenus mineurs pour une limite qui ne devrait pas excéder 58). Les collègues entendent alerter les autorités qui peuvent se faire le relais auprès du Ministère de la Justice, de cette réalité liée à la surpopulation pénale : augmentation des charges de travail, conditions de détention indignes pour des mineurs (matelas par terre, difficultés d’accès aux soins, aux activités…) et tensions au sein de la détention.

La CGT Pénitentiaire soutient totalement les collègues en lutte. Ces actions rejoignent celles récentes d’autres établissements sur le territoire. Le malaise est partout important.

La CGT Pénitentiaire appelle le nouveau gouvernement à prendre des mesures claires qui seront le signe d’un véritable changement !

Montreuil, le 21 juin 2012

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