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Les prémices de l’été

vendredi 8 juillet 2016  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Avec l’arrivée des beaux jours, les cours de promenade prennent des airs de stations
balnéaires où les détenus se prélassent et tardent à remonter aux étages.,,

Vendredi 8 juillet vers 17h00, au bâtiment D1, 206 détenus du troisième étage sont en cours de promenade.
Les premiers appels de remontée à l’étage se font entendre, à 17h25 sans raisons apparente un petit groupe de cinq détenus décident de stagner au pied des marches, s’ensuivent d’autres puis rapidement une quarantaine.
Agglutinés devant les portiques de sécurité ils rendent impossible la fermeture de la porte donnant accès à la cours de promenades.
Des poussées et des empoignades viriles, et les injonctions de remontées aux étages des premiers surveillants n’y feront rien.
Les surveillants d’ailes descendent alors en renfort se joignent à eux, les membres d’encadrement afin de circonscrire ce qui ressemble bien à un début de mutinerie ! La quarantaine de détenus refusant toujours de remonter à l’étage.

Après bien des efforts pour résister aux détenus venant de la cours de promenade et fermer la porte, les surveillants se mêlent alors à une foule de détenus toujours plus récalcitrante.
Une vingtaine de minutes s’écoulent durant lesquelles, l’ensemble des personnels de tout corps confondus : surveillants, gradés et lieutenants, peinent à faire entendre raison aux plus récitants, puis parviennent à prendre le contrôle de la situation avec autorité et font remonter la quarantaine de détenus à l’étage...il est 17h40.

Il faudra la mise en place de remontée cinq par cinq pour remonter la totalité des détenus à 18h.

Dans le contexte difficile que nous traversons tous :

La CGT félicite l’ensemble des surveillants du D1 et salue leur courage et leur sang froid.
La CGT salue la réactivité de l’ensemble des gradés, et de l’encadrement
La CGT exige que les meneurs et les instigateurs de cet incident soient transférés dans les plus brefs délais.
La CGT le redit sans l’engagement total du personnel cet incident aurait pu avoir des
répercussions importantes sur l’ensemble de la détention.

Cet incident est la preuve encore de la dégradation des conditions de travail dû à la
surpopulation pénale.

Que faut-il pour que nos hauts dirigeants réagissent ? Un drame ?!

Nous sonnons à toute volée l’alerte face au sommeil de nos haut dirigeants, nous vivons les conséquences de leur inaction, de leur non volonté de changer les choses !!!
La surpopulation pénale nous mets, nous, surveillants pénitentiaire en première ligne, la preuve en est lors de cette tentative de mutinerie enraillée par un personnel pourtant en souffrance !!

Le 08/07/2016 Le Bureau local

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