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MA Fresnes : Mouvements sociaux de mai 2009 : Un triste anniversaire…

lundi 26 avril 2010  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Il y a des cicatrices que même le temps n’arrivera jamais à effacer : la trahison des personnels de surveillance, lors des mouvements sociaux de mai 2009, par FORCE OUVRIERE et UFAP en est une. Les surveillants s’en rappellent encore…

Il y a bientôt un an, à l’appel de l’unité syndicale CGT, FORCE OUVRIERE et UFAP, les surveillants avaient décidé de bloquer pendant 4 jours (du 4 au 7 mai 2009) l’accès aux prisons, afin de manifester contre la dégradation de leurs conditions de travail.

Lors des 3 premiers jours de mouvement, ces personnels bravent, nuit et jours, les coups de matraques et bombes lacrymogènes des forces de l’ordre qui n’arrivent pas à les déloger. Le gouvernement est embarrassé et ne sait plus quoi faire pour mettre fin à cette crise majeure, qui restera, certainement, dans les annales.

Mais c’était sans compter sur la trahison de deux hommes, qui sont les secrétaires nationaux de FORCE OUVRIERE et de UFAP : Dans la nuit du 6 au 7 Mai 2009, la ministre de la justice convoque les représentants nationaux de l’unité syndicale afin de trouver une issue à la crise. La CGT claque la porte car les propositions du gouvernement ne sont à la hauteur, ni de la force du mouvement, ni des espérances revendicatives des surveillants. La CGT appelle donc les personnels à durcir le mouvement. Les nationaux de FORCE OUVRIERE et UFAP, eux, restent à la table des négociations ; Sans consulter préalablement leurs bases, les deux hommes donnent leur accord de principe pour la signature d’un protocole d’accord qui sous estime le manque des effectifs des personnels de surveillance ; A cette heure tardive de la nuit et jusqu’au matin du 7 mai 2009, les surveillants, eux, sont encore sur les barricades, devant les portes de leur établissement, ignorant qu’ils viennent d’être trahis par les dirigeants de FORCE OUVRIERE et de UFAP. Alors que dans l’esprit de ces traitres et du gouvernent, le mouvement est terminé, des milliers d’agents, usés mais motivés, luttent encore sur le terrain, persuadés que la chancellerie va céder à leurs justes et légitimes revendications…

Mais près d’un an après, que nous a apporté ce protocole d’accord ? La précarité des surveillants n’a jamais été aussi forte : les effectifs sont au plus bas, les établissements ferment, les heures supplémentaires et certaines primes et indemnités ont failli ne pas être payées en décembre 2009, la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 instaure un code de déontologie qui musèlera encore davantage les personnels tout en leur imposant plus de devoirs que de droits, les RPE s’appliquent de plus en plus dans les établissements sans moyens humains supplémentaires, l’action sociale à destination des personnels est toujours aussi inexistante…

Les personnels n’ont pas oublié cette capitulation de FORCE OUVRIERE et UFAP de mai 2009…

Les personnels n’ont pas oublié cette trahison de FORCE OUVRIERE et de UFAP…

Les personnels sauront rappeler à FORCE OUVRIERE et UFAP qu’elles ont hypothéqué leurs chances d’avancées sociales…

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