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MC Saint Maur : audience avec le contrôleur général des privations de liberté

mardi 29 juin 2010  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel
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Audience avec le contrôleur général des lieux de privation de liberté

Le vendredi 25 juin 2010, une délégation CGT Pénitentiaire, composée de S. Piteau ( responsable gradé), G.Fortin ( secrétaire local) et S. Cosset ( délégué national), a été reçu en audience par le contrôleur générale des lieux de privation de liberté M. Delarue.

M.Delarue, après avoir expliqué son rôle et explicité son intervention, a due faire face à l’analyse de la CGT sur son action et par conséquent son bilan depuis presque deux ans que cette autorité indépendante a été mise en place.

Si la CGT a vue d’un œil favorable cette création du contrôleur général des prisons et admet que son constat sur le monde pénitentiaire est proche de la vision de la CGT notamment sur le tout sécuritaire, la déshumanisation et une politique gouvernementale aux abois et qui brade ses missions au profit du privé , nous avons insisté sur la place des personnels au sein de tout ce marasme et sur le doute que nous avions sur la véritable efficacité de cette autorité auprès du législateur.

1- Mission de garde : oui, mission de réinsertion : non.

Aujourd’hui, tout dans la politique actuelle privilégie la mission de garde que nous avons, mais très peu de moyens sont donnés à notre mission de réinsertion. De part des choix de ressources qui sont insuffisantes pour dégager du temps pour effectuer cette mission et par les choix réglementaires comme le futur projet de code de déontologie qui n’insiste principalement que sur la mission de garde avec en filigrane le concept ubuesque de « 3éme force de sécurité publique » chère à nos camarades de FO et UFAP qui écarte de facto la mission de réinsertion.

Nous avons alors entamé une réflexion avec le contrôleur général des prisons sur ce que pouvait être notre métier de demain. Force est de constater que nous sommes assez en phase avec ce que pense M. Delarue. Redonner au personnel toute la teneur de son métier en replaçant l’humain, qu’il soit détenu ou surveillant, au centre des préoccupations en faisant ni des uns ni des autres des « consommables ». Et faire du surveillant un véritable « acteur social » que l’objectif sécuritaire ne doit pas occulter.

2- Sur l’inefficience du contrôleur général :

Autant nous sommes en grande partie d’accord sur le constat et la vision qui sont émis par M. Delarue et son équipe, autant nous ne pouvons que regretter l’inefficacité de cette autorité. Parce que même si le travail d’alerte, d’analyse et de recommandation est présent, il est malheureusement en grande partie improductif. Et il est à craindre que la mise en place d’un contrôle indépendant des prisons ne serve uniquement de caution morale à nos politiques qui vont à contre-courant de la plupart des préconisations du contrôleur.

Cependant, comme nous l’a souligné M. Delarue, ce type de contrôle est récent et il faut donc s’inscrire sur du long terme et travailler chaque jour à faire évoluer les mentalités et la conscience du politique sur notre administration.

La CGT a bien donc reçu le message et sera disponible pour engager ce chantier avec tous les partenaires qui le souhaitent, sans langue de bois et avec détermination.

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