Depuis 2 jours, les collègues de Majicavo sont en mouvement devant leur établissement. Après avoir déposé un préavis de grève, ils se sont organisés en intersyndicale CGT-FO-UFAP pour dénoncer un management intolérable, revendiquer la fin du statut provisoire de Mayotte et une amélioration de leurs conditions de travail.
Face à ce mouvement de protestation légitime, né des conditions indignes dans lesquelles travaillent les personnels Mahorais, les autorités ont répondu de manière scandaleuse et révélatrice du peu de considération qu’elles ont vis-à-vis de nos collègues.
Face à la souffrance et l’exaspération des personnels, seule réponse : les « coups de trique » et le mépris !
Un déploiement démesuré des forces de l’ordre, accompagnées de chiens pour mater la rébellion, a été ordonné par la préfecture !
Résultat de cette opération commando : 5 surveillants blessés dont 2 hospitalisés !
La CGT Pénitentiaire dénonce vivement cette répression disproportionnée et indigne !
La CGT Pénitentiaire soutient les personnels Mahorais et exige des autorités pénitentiaires des mesures immédiates pour mettre un terme à cette situation inacceptable dont elles sont responsables.
La CGT Pénitentiaire ne peut tolérer de telles méthodes. Les personnels pénitentiaires ne peuvent plus être considérés comme des sous-fonctionnaires. Ils sont respectables et doivent être entendus, qu’ils soient de Mayotte ou d’ailleurs.
La CGT Pénitentiaire a immédiatement saisi le ministère de la justice pour avoir des explications sur ces incidents. Elle demandera réparation pour les personnels blessés et l’ouverture de négociations sur le statut des personnels de Mayotte qui, au quotidien, subissent depuis trop longtemps une injustice sociale et un traitement intolérables.
Montreuil, le 22 juin 2012
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22 juin 2012, PDF 53.4 ko