Accueil > Communiqués > Activité Outre-Mer > Majicavo : une injustice insultante, grandissante et (...)

Majicavo : une injustice insultante, grandissante et flagrante

vendredi 29 avril 2011  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel
PDF - 28 ko
UNE INJUSTICE INSULTANTE, GRANDISSANTE ET FLAGRANTE

La maison d’arrêt de Majicavo et la direction de l’administration pénitentiaire sont très fières de faire travailler les surveillants de Mayotte à deux vitesses.
Ici, nous observons deux catégories de surveillants :

• Au premier plan, s’affiche le surveillant exploité pendant 35 ans de service et il n’est même pas reconnu en tant que surveillant digne de ce nom.

Après ces 35 ans, il n’est pas encore classé dans le grade de surveillant stagiaire du statut de l’État.
Malgré cela, le pauvre surveillant avec son courage remarquable, il accomplit sa mission en toute confiance et pleine de volonté.

• Deuxièmement, se dresse le surveillant né à Mayotte recruté en Métropole et le surveillant muté à Mayotte, eux ils ont tous les avantages :

Salaire d’un surveillant d’État, qui dit État : les primes, considération, etc...

Entre autre, on observe le personnel d’insertion et probation, deux membres de l’ancienne direction, et un agent du greffe, tous sous le statut de la collectivité départementale de Mayotte, ont été immédiatement intégrés dans le statut de l’État.

La CGT Pénitentiaire se demande pourquoi le ministère de la justice a eu le courage et la volonté d’ intégrer une partie de ses personnels dans le statut de droit commun, et l’ autre dans un corps de transition au rabais qui ne se trouve nulle part ailleurs qu’à la Maison d’ arrêt de Majicavo ( Statut cocotier).

La DAP a réagi ainsi peut être pour engendrer de la disparité entre les personnels.

Un patron n’a-t-il pas l’obligation d’instaurer une bonne harmonie entre lui et ses agents et les agents entre eux ? Apparemment ce n’est pas du tout le cas ici.

Jetons un coup d’œil à nos homologues policiers mahorais, le ministère de l’intérieur les a tous intégrés dans le corps de l’État depuis 2004.

Le CHM a de même suivi le rythme du ministère de l’intérieur.
Si le ministère de l’intérieur et celui de la santé ont pu intégrer leurs agents dans le statut de droit commun, alors qu’attend le ministère de la justice ?

La CGT Pénitentiaire remarque tout simplement le manque du bon vouloir du ministère de la justice à intégrer immédiatement le surveillant de Mayotte dans le corps d’ État.

Malgré leurs âges avancés, la DAP ne s’est même pas intéressé de leur retraite, ce qui fait qu’ils partiront à la retraite avec rien du tout.
La CGT Pénitentiaire demande par ailleurs au ministère de la justice, l’intégration immédiate du surveillant de Mayotte dans le corps d’encadrement décret n°2006 – 441 du 14 Avril 2006 portant statut particulier des corps du personnel de surveillance de l’administration pénitentiaire selon leur ancienneté respective.

Maison d’arrêt de Majicavo, mercredi 07 avril 2011

Plan du site | Infos légales | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Haut de page