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Métier de Surveillant : A quand une véritable considération ?

mercredi 30 avril 2014  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Force est de constater que le manque de reconnaissance par l’Etat français des personnels de surveillance, est une réalité flagrante, que ce soit au niveau de leurs missions, mais également au niveau de leurs rémunérations.

En effet, être surveillant aujourd’hui, demande de nombreuses qualités, et il faut absolument considérer que ce métier est un engagement humain très important, tant les relations avec la population pénale sont difficiles. Les insultes, les agressions, sont le quotidien du surveillant.

Le nombre de postes vacants qui ne cesse d’augmenter, provoque des situations de plus en plus dangereuses pour tous les personnels de cette administration. Sans vouloir relativiser les carences de postes qui s’accroissent dans toute la Fonction Publique, dans le milieu pénitentiaire, les conséquences sont désastreuses.

A l’heure où la population carcérale et celle suivie par les SPIP ne cessent d’augmenter, l’accroissement des vacances de postes constitue un danger et un stress inacceptable. Car qu’il manque 10, 15 ou 20 surveillants sur un établissement, il faudra malgré tout gérer un nombre de détenu toujours plus important. Il ne nous est pas possible de diminuer le nombre en fonction des carences, ou de réadapter notre travail. Il reste le même, et nous avons beaucoup plus de détenu à gérer.

Devant ce constat, une interrogation :

Pourquoi ce métier n’est pas reconnu à sa juste valeur ???

En effet, lorsque nous comparons les grilles de salaires des surveillants à celle d’une autre force de sécurité publique, la Police, nous ne comprenons pas.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

 Un surveillant qui débute sa carrière en région parisienne, au 1er échelon, perçoit un salaire net de 1507 euros, quand un Gardien de la Paix, perçoit un salaire net de 1870 euros.

 Un surveillant au dernier échelon, en région parisienne perçoit un salaire net de 2170 euros, quand un Gardien de la Paix perçoit un salaire net de 2507 euros.

La CGT Pénitentiaire demande donc à la DAP et au Ministère de nous réunir très rapidement sur la question des emplois et des salaires, pour qu’enfin les personnels de surveillance aient le sentiment que leur métier soit reconnu à sa juste valeur.

Montreuil, le 30 avril 2014

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