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Mission Extractions judiciaires : Matignon rend son arbitrage

mardi 17 décembre 2013  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

La directrice de l’Administration Pénitentiaire porte à la connaissance des organisations syndicales qu’un arbitrage du premier ministre a été rendu sur le nombre d’emplois qui seront transférés du ministère de l’intérieur au ministère de la justice pour les extractions judiciaires.

1200 emplois ont été arbitrés pour une montée en charge de ce transfèrement de missions qui reprendra en 2015 et s’achèvera en 2019.

La CGT Pénitentiaire ne peut pas se satisfaire de cet arbitrage, dans les conditions actuelles de contrainte budgétaire.
Nous savons pertinemment que les 1200 emplois ne pourront pas couvrir les besoins de chaque région administrative.
Il est donc à prévoir que l’administration n’hésitera pas à découvrir des postes en détention pour honorer les besoins en personnels pour ces nouvelles missions.

La CGT Pénitentiaire continuera à s’opposer à ce genre de pratiques qui aggrave considérablement les conditions de travail des personnels de surveillance.

La diversification de nos missions de service public est portée par certains comme un symbole. Les extractions judiciaires et médicales, pudiquement qualifiées de « nouvelles missions » pénitentiaires, devaient à grand renfort d’assermentation et autres faux-semblants, incarner l’évolution valorisante et hypocrite d’une pénitentiaire présentée comme étant la troisième force de sécurité publique.

Pourtant dans la réalité la pénitentiaire hérite de missions aussi contraignantes que rébarbatives et dangereuses, dont les syndicats de Police se flattent par ailleurs de s’être débarrassés.

La CGT Pénitentiaire dénonce toujours, en toute responsabilité, une dérive contraire à nos vocations et à notre savoir-faire. Selon nous, les pénitentiaires n’ont pas compétence à se substituer aux forces de l’ordre. Quel que soit le type d’extraction la CGT Pénitentiaire demande à ce que les escortes soient prises en charge par la Police ou la Gendarmerie.

Malheureusement les derniers évènements en date, démontrent encore une fois que les agents sont exposés à de graves dangers, notamment quand il n’y a pas d’escorte des forces de l’ordre.

La CGT Pénitentiaire continuera à suivre avec intérêt ce dossier et portera les revendications dans les plus hautes instances.

Montreuil, le 17 décembre 2013

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