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NON AU DEMANTELEMENT DU SERVICE PUBLIC !

mardi 16 février 2010  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

La DAP a clairement prévenu : les 18 fermetures d’antennes qu’elle vient d’annoncer ne sont que la première étape d’un mouvement plus vaste qui concernera l’ensemble du territoire. L’objectif est clair : il faut fermer des antennes, quel qu’en soit le prix.

A ce titre, la méthode employée pour étudier avec une soi-disante objectivité la situation de chaque SPIP constitue un modèle de technocratie et d’arbitraire. En effet, les critères seraient censés légitimer l’existence des antennes dont le « niveau d’activité est suffisant » (plus de 490 personnes suivies), dont l’éloignement par rapport au siège est jugé trop important (2h aller-retour), et dont les spécificités locales justifient à elles seules du maintien. Or, le caractère cumulatif de ces critères, ainsi que les ambiguïtés dans leurs énoncés, restreignent de facto la possibilité d’y correspondre. Ainsi, alors que chaque élément devrait justifier, à lui seul, du maintien de l’antenne, l’administration tord et retord la réalité pour aboutir à une décision de fermeture.

En outre, les fermetures d’antenne programmées interviendraient alors que l’administration annonce dans le même temps vouloir entamer une large discussion sur la cartographie globale des SPIP. Cette réflexion devant elle-même intégrer la question de la fermeture annoncée de plus d’une soixantaine d’établissements pénitentiaires. Faire de telles annonces à ce moment précis relève donc au mieux de la précipitation, au pire d’une invraisemblable incohérence.

Par ailleurs, sur ce sujet comme sur tant d’autres, la DAP et le ministère veulent passer en force et faire l’économie du dialogue. Aucun CTP n’a été consulté en amont. A aucun moment l’avis des personnels n’a vraiment été pris en compte. Les propositions de maintien des DISP n’ont pas été retenues. La volonté politique sur ce sujet relève de l’aveuglement. Peu importe qu’il y ait du sens ou non, peu importe que ces décisions engendrent de multiples exemples d’absurdités, peu importe que même l’intérêt économique reste à démontrer.

L’administration pénitentiaire prévient que ces fermetures constituent un galop d’essai. Elle estime aussi que l’existence d’un tribunal ou d’une prison ne justifient pas nécessairement l’existence d’une antenne. Ces considérations, mises dans un contexte de volonté de fermetures massives, préfigurent d’une remise en question de chaque service. Le modèle recherché est celui d’un siège unique par département, basé sur le « bassin de délinquance » le plus important. Ce modèle est à mettre en relation avec les attaques répétées contre la notion de résidence administrative, et des tentatives d’interdépartementalité expérimentées ici ou là.

Aujourd’hui, il est nécessaire d’organiser une résistance efficace face à ces velléités destructrices. Les organisations syndicales ont fait parvenir une demande d’audience au DAP et à la Garde des Sceaux. Le cabinet de la ministre a répondu rapidement et proposé une réunion jeudi 18 février. Cependant, même si cette réactivité est positive, nous ne pouvons que douter de l’ouverture de la Chancellerie sur cette question. C’est donc uniquement l’instauration d’un rapport de force à tout les niveaux qui nous permettra de mettre en échec les funestes projets de notre administration.

MORATOIRE SUR LES FERMETURES D’ANTENNES

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