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Ne banalisez pas les prises d’otages !

mardi 8 avril 2014  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

A nouveau, des personnels de surveillance de l’administration pénitentiaire viennent de subir séquestration et prise d’otage au CP Montmédy et au CP Réau. Cela devient malheureusement une grave et dangereuse situation qui se répète dangereusement ! La crainte réelle, sans fiction de notre part, est que nous ne passions pas éternellement à travers les gouttes.

Tôt ou tard, un collègue sera blessé ou pire encore ! Et rien ne se passe au niveau national de la part de nos gouvernants, comme s’ils avaient entériné une banalisation des prises d’otage. Comme ils ont banalisé sans rien faire pour y remédier les agressions verbales ou physiques, la souffrance des collègues, le travail en mode dégradé, les rappels sur RH, les rythmes de travail infernaux, le non paiement des heures faites, le caporalisme hiérarchique, etc, et autre surpopulation pénale !

Décidément, les surveillants sont vraiment pris pour de bons petits soldats qu’on envoie au front sans équipement, sans capacité de travail, sans missions clairement définies, avec une autorité bafouée dans des pétaudières insupportables que sont devenus nos établissements pénitentiaires.

D’une manière inadmissible, ce gouvernement applique sans vergogne les dispositifs qui l’arrange : l’article 57 de la loi pénitentiaire est appliqué et a mis à mal l’équilibre et la sécurité dans les détentions tandis que par exemple, l’article 1 qui prévoit l’encellulement individuel et la prison comme ultime recours est superbement ignoré ! L’un ne peut aller sans l’autre, sinon, nous courrons tous les jours à la catastrophe dans ces prisons en surchauffes !

Pour l’instant, si Mme TAUBIRA a été efficace sur ses lois sociales importantes. Mais elle est totalement absente de la politique pénale et en tout cas…elle n’est pas reconnue comme la ministre des prisons ! Le sentiment partout est que rien ne se passe depuis deux ans !

Dès qu’une audience sera fixée, la CGT lui affirmera que la poursuite de son mandat doit s’inscrire en direction d’une politique pénale courageuse, la prise à bras le corps des enjeux sécuritaires, de l’emploi, des salaires dont les plus bas et particulièrement pour les PA et PT, le paiement de toute heure supplémentaire faite.
Cela doit passer forcément par une diminution radicale des courtes peines en prison, donc par la création massive d’emplois en milieu ouvert de CPIP, de PA et de surveillants, mais aussi en établissement. Cela doit passer également par une refonte audacieuse des métiers de la surveillance, de leurs missions, de leurs situations au travail, d’un point de vue global, sans se contenter des initiatives sans lendemains, fussent-elles intéressantes, menées à droite et à gauche.

Il faut remettre tout sur le tapis ! Sans préalable ni exclusive !

La pénitentiaire est étranglée, ses personnels n’en peuvent plus !

La CGT refuse quant à elle la banalisation des séquestrations et prises d’otages !

Nous devons nous même nous occuper de notre vie au travail,
Dans l’unité la plus large !

Montreuil, le 8 avril 2014

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