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Négociations indemnitaires et statutaires :
Rien n’est joué, Tout reste à faire !!!

jeudi 7 février 2013  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Après neuf réunions de négociations sur un projet de réforme indemnitaire et statutaire du corps d’encadrement et d’application (CEA) du personnel de surveillance, nous allons entamer, à compter du 18 février 2013, la phase de rédaction du protocole d’accord.

Le moins que la CGT Pénitentiaire puisse dire et écrire du bilan actuel de l’évolution des négociations, c’est que la déception prédomine. En effet, la CGT Pénitentiaire a porté, depuis le début des discussions, son exigence de voir le CEA accéder à la catégorie B avec, de fait, une grille indiciaire largement réévaluée et une évolution du métier qui ne cantonnerait plus le surveillant au simple rôle de « porte clé » ; cette revendication devant être accompagnée d’une fusion des grilles de surveillants et brigadiers ainsi que des premier surveillants et majors.

Si l’administration reconnaît à demi-mots l’incohérence d’avoir quatre grades dans une catégorie C, elle ne propose que la fusion du grade de premiers surveillants et majors.
Actuellement, huit mille trente surveillants sont détenteurs des unités de valeur pour accéder au grade de brigadier, sans compter ceux qui auraient pu passer ces UV mais qui ne l’ont pas fait, voyant leur chance de le devenir, en l’état, inexistante. Le contingentement actuel, 19% du corps, ne permettra pas, à une majorité de surveillants de devenir brigadiers malgré l’acquisition des unités de valeur. C’est intolérable. Et même si l’administration augmentait le contingentement à 25% comme elle l’a proposé dans les discussions, il y aura encore beaucoup trop de surveillants qui ne pourront accéder à ce grade.

C’est bel et bien la fusion des grades de surveillants et brigadiers qui règlera les difficultés rencontrées. L’obstination de l’administration à refuser cette fusion est incompréhensible.

La CGT Pénitentiaire bataillera jusqu’au bout afin d’obtenir de réelles avancées pour le personnel de surveillance. Nous espérons que dans ces négociations, seul l’intérêt des personnels motive l’ensemble des parties présentes, comme c’est le cas pour la CGT Pénitentiaire. Il n’y a pas, à notre avis, de raisons de ne pas être d’accord, entre toutes les organisations syndicales, pour porter cette fusion, sauf quelque stratégie syndicale obscure et difficilement entendable par les agents qui attendent une réelle avancée indemnitaire et statutaire. Et arrêtons d’employer le mot démagogie lorsqu’un syndicat, la CGT en l’occurrence, porte un projet ambitieux. Oui, nous sommes ambitieux pour le personnel de surveillance et souhaitons, qu’enfin, ils obtiennent ce qui leur est du !

Seul un front commun des trois organisations syndicales représentatives permettra d’obtenir une réforme qui profite à l’ensemble des personnels du corps d’encadrement et d’application. Nous portons tous la responsabilité de la victoire ou de l’échec dans ces négociations.

La CGT Pénitentiaire n’est pas le porte-parole de l’administration, mais est et restera toujours celui des personnels

Montreuil, le 7 février 2013

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