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Nouvelles maisons centrales à sécurité renforcée

jeudi 9 septembre 2010  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel
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Nouvelles maisons centrales à sécurité renforcée

L’agence publique pour l’immobilier de la justice (APIJ) présentait, ce jeudi 9 septembre 2010, à tous les syndicats, les plans des deux nouvelles maisons centrales à sécurité renforcée.

Ces deux centrales seront situées à Condé sur Sarthe (département 61) à 6 km d’Alençon, et à Vendin-le-Vieil à 5 km de Lens.

Elles font parti du plan 13200 nouvelles places (8000 places ont d’ores et déjà été construites).

Il existe déjà 9 maisons centrales en métropole classées en 2 niveaux de sécurité. Ces deux nouvelles centrales appartiendront à un troisième niveau de sécurité, le plus élevé.

Les travaux débuteront pour la centrale de l’Orne en septembre 2010 pour une mise en service au 3ème trimestre 2012, et pour la centrale du Pas-de-Calais fin 2010 pour une mise en service fin 2012.

Ces 2 nouveaux sites seront composés :

  • d’une maison centrale de 204 places décomposée en 3 quartiers de 68 places, dotés d’un terrain de sport et d’un atelier, sous répartis en 4 secteurs de 17 cellules ;
  • de quartiers extérieurs à l’enceinte composés de : 45 places de détention « quartier nouveau concept » pour le site de l’Orne ; 34 places de quartier support (détenus travaillant à la buanderie et aux stocks des ateliers à l’extérieur de l’enceinte du site) pour celui du Pas de Calais.

A ce jour et à ce stade de l’étude seraient prévus par site en personnels : 228 surveillants, 6 moniteurs de sport, 27 1er surveillants et majors, 9 officiers, 17 personnels administratifs, 4 travailleurs sociaux et un chef de service, 3 personnels de direction.

Les innovations à relever sur ces plans sont :

  • la création d’un PAC (poste avancé de contrôle) ;
  • l’existence de 3 enceintes successives ;
  • l’implantation de l’administration dans la continuité du mur d’enceinte ;
  • une nappe de filins anti-hélicoptères couvrant l’intégralité de la maison centrale ;
  • l’hyper segmentation de l’espace intérieur qui permet la prise en charge de groupe de détenus de taille limitée.

La CGT pénitentiaire s’est toujours opposée au regroupement des détenus les plus difficiles, au même endroit, et donc au principe même de ce nouveau concept. Ces deux nouvelles centrales, d’un coût de 64 millions d’euros chacune, même dotées de nombreux personnels, risquent d’être des poudrières et peu à même de répondre à la problématique de la prise en charge des très longues peines. Même si un effort est consenti, sur ces deux projets, en matière d’ergonomie des postes de travail et en matière d’organisation de l’espace intérieur, la question de fond sur la place des personnels dans le processus d’exécution de peines et sur la sécurité des prisons reste en suspend. Un débat sur ces questions semble donc urgent et incontournable pour éviter de répéter continuellement les erreurs du passé.

Montreuil, le 9 septembre 2010

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