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Nouvelles missions : Mais à quel prix ????

vendredi 9 septembre 2011  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel
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Nouvelles missions : Mais à quel prix ????

Depuis quelques années déjà, l’Administration Pénitentiaire s’est engagée dans un processus de réformes et de mesures qui rendent le métier de surveillant de plus en plus difficile.

En effet, dans une situation de sous-effectif qui perdure, de nouvelles missions sont venues alimenter et surtout détériorer les conditions de travail des surveillants dans le but de « grappiller » des agents sans recourir à un recrutement de surveillants.
Pire, l’Administration Pénitentiaire, au détriment de la sécurité des personnels et de la société en général, programme la fermeture de certains miradors sur tout le territoire national. Ces nouvelles missions ne sont pas sans conséquences pour les personnels puisqu’elles ont été pour la majorité d’entre elles menées sans concertation, sans avis des organisations professionnelles. Du coup, nombre de ces nouvelles missions ont été crées ou instaurées sans moyens humains et matériels suffisants qui contribuent à mettre en difficulté les personnels pénitentiaires. A l’heure actuelle, la situation est désastreuse et catastrophique.

Petit rappel de ces « mesures » qui fragilisent les agents dans leur travail tant professionnellement qu’au niveau sécuritaire :

- Extractions judiciaires,

- Extractions médicales de jour comme de nuit,

- Surveillants PSE,

- UHSI, UHSA, ERIS,

- Création de la réserve civile...

Malheureusement, le Ministère de la Justice et l’Administration Pénitentiaire restent dans le déni et se refusent à accepter les difficultés de mise en œuvre de ces nouvelles missions. La CGT Pénitentiaire n’a de cesse d’interpeller le Garde des Sceaux et le DAP sur le manque de moyens afin de mener correctement ces nouvelles mesures. L’emploi, la sécurité, les conditions de travail des personnels sont directement affectées par ces nouvelles missions.

D’un point de vue général, le recrutement et les moyens matériels ne sont absolument pas à la hauteur des besoins et des exigences pour accomplir ces nouvelles contraintes pénitentiaires. C’est pourquoi, la CGT Pénitentiaire demande et exige que tous les moyens soient mis en œuvre afin que les agents puissent exercer dans des conditions de sécurité et de fonctionnement optimales.
Pour preuve, depuis la mise en place au 5 septembre du transfert des missions liées aux extractions judiciaires, les premières difficultés ont été rencontrées sur la DISP de Strasbourg puisqu’un détenu a dû être libéré par manque de personnels pénitentiaires et ce malgré une réquisition des forces de l’ordre !!! Après quelques jours de mise en place, c’est déjà la cacophonie. Le constat est simple : le recrutement, la formation des personnels sont insuffisants pour répondre aux exigences de ces nouvelles missions et ce n’est pas en faisant appel à la réserve civile qui permettra de pallier le manque d’effectif.

La Commission Nationale des personnels de Surveillance

Montreuil, le 09 septembre 2011

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