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ORIGINE LA PORTE ENTROUVERTE PAR LA DAP

mercredi 27 novembre 2013  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

La CGT pénitentiaire a été reçue le 26 novembre 2013 par les services de l’administration centrale à propos du logiciel Origine. La sous-direction des services déconcentrés (S.D.) était représentée par M. Le Gallou, son directeur et le chef du bureau S.D. 2, M. Lopez ; pour la sous-direction des ressources humaines (R.H.), M. Amiot-Chanal, adjoint à la directrice des ressources humaines et le chef du bureau R.H.2, Monsieur Roche étaient présents.

Cette rencontre intervient après près d’un an de dialogue rompu sur le sujet. Elle fait suite à nos récentes sollicitations (en commission administrative paritaire de CPIP et par notre courrier du 22 octobre 2013) et voudrait répondre à la mobilisation des personnels contre le déploiement du logiciel. À l’initiative de la CGT, les personnels des SPIP de l’Est en fer de lance, suivis par ceux des services de D.I.S.P. de Rennes boycottent le badgeage sur Origine et renvoient leurs cartes à la DAP. Ils revendiquent une gestion plus juste des « ressources humaines » mieux adaptée à nos réalités quotidiennes et notre contexte d’intervention. Dans d’autres régions, à l’initiative de la CGT, des assemblées générales vont se tenir.

La note du 13 novembre 2013 signée par Mme Gorce concernant « les modalités de mise en œuvre du calcul automatisé du temps de travail dans les SPIP par le biais d’Origine », a été diffusée dans les services au lendemain de la manifestation devant la direction interrégionale de Strasbourg et fut vécue comme un véritable pied de nez adressé aux collègues. Cette note reprend l’interprétation toujours aussi rigide faite par l’administration des règles régissant l’écrêtage et le dispositif de débit-crédit temps. En bref : « Circulez : y’a rien à voir ! ». Aujourd’hui avec une naïveté feinte, l’administration se questionne sur le niveau élevé d’écrêtage et demande aux directions de prendre toutes les « dispositions en terme d’organisation pour y remédier ».

La DAP s’étonne ! Pourtant la raison est toute simple et largement connue de toute personne qui s’est intéressée au fonctionnement des SPIP : un service public en sous-effectif face à des tâches toujours plus nombreuses à assumer. Même en ramant de toutes ses forces, à trop charger la barque elle finit par prendre l’eau… Cependant l’administration, bien loin des réalités de terrain, avait besoin, nous dit-elle, du logiciel Origine pour en prendre conscience ! Oui, le nombre d’heures écrêtées est un des révélateurs de la surcharge de travail qui est depuis trop longtemps le quotidien des collègues.

Aujourd’hui, les personnels sont soumis à des injonctions paradoxales : faire toujours plus avec toujours moins. Se voir opposer une rigidité ubuesque dans ce contexte est révoltant.

Les recommandations européennes de la probation qui sont mises en avant et les objectifs de ratio de prise en charge qui sont annoncés par le gouvernement constituent pour le moment un affichage de pure façade mais rappellent qu’il est de la responsabilité de l’État de doter ses services des ressources suffisantes et à défaut de fixer des priorités afin de permettre un travail de qualité.

Lors de cette audience, les services SD et RH ont affirmé vouloir sortir de cette impasse et trouver des solutions pour permettre à chacun de s’y retrouver, sans qu’aucun droit ne soit perdu. Un point sera effectué entre la DAP et les DIOS sur l’ensemble des dysfonctionnements.
Pour autant, la lecture par l’administration de la circulaire reste inchangée. La DAP nous assure que sa vision est partagée par d’autres administrations d’État.
Quoiqu’il en soit, nous avons immédiatement positionné notre pied dans l’entrebaillement ouvert par l’administration.

Pour la CGT, sans rompre les équilibres et l’architecture générale de la DAP, il serait possible de modifier de façon marginale une annexe de la circulaire ARTT pour sortir de l’ornière et revenir à la raison.

L’administration parait frileuse et dans un premier temps propose uniquement d’ajouter un mois pour pouvoir permettre d’atteindre l’horaire journalier complet en crédit et le récupérer le mois suivant. Cela nous apparait bien trop timide.

Pour l’instant, l’administration doit rencontrer les organisations syndicales qui se sont emparées du sujet et les réunir début janvier afin de proposer des solutions. D’ici là, elle s’est engagée à étudier juridiquement et techniquement les pistes d’amélioration.

La CGT pénitentiaire a obtenu la garantie de l’administration que les personnels administratifs en horaires variables soient également concernés par les éventuelles avancées.

Il est urgent de mobiliser tous les personnels concernés par les horaires variables. C’est le moment, sans quoi plus rien ne sera possible. Le rapport de force est essentiel pour infléchir les positions trop timorées de la DAP.

IL FAUT MAINTENIR LE MOUVEMENT
ET AUGMENTER LA PRESSION :
renvoyez vos badges à la dap !
PERSONNELS ADMINISTRATIFS, cpip, ass…
ensemble agissons
avant qu’il ne soit trop tard !

Ne laissons pas l’administration nous avoir à l’usure ! Ne perdons pas de vue qu’Origine est la pointe visible de l’iceberg. Dans la barque, à ramer, il y a des personnels soumis à des charges de travail intenables, à des injonctions paradoxales, à l’obligation d’accomplir des tâches absurdes !

La CGT pénitentiaire continuera de se battre pour de meilleures conditions de travail, et pour un service public de qualité pour tous les personnels !

Montreuil, le 27 novembre 2013

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