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PREJ du Mans : Clientélisme ? Favoritisme ? Passe-droit ? Magouille ?

lundi 2 mai 2016  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Autant d’interrogations dont la CGT Pénitentiaire exige des réponses claires car une fois de plus, c’est du grand n’importe quoi au sein de notre Administration. Il ne peut y avoir 2 poids, 2 mesures. En effet, l’Administration ne peut pas faire sa « sauce » lorsque cela l’arrange ou l’enchante. Un jour, on nous dit que l’Administration attache une grande importance, une grande vigilance au recrutement des agents exerçant dans les PREJ, les UHSI et UHSA car les missions extérieures s’opèrent armées et donc que ces agents doivent être formés et validés à l’usage des armes, au bâton et à la conduite. Un autre jour, on insiste sur le fait que le renouvellement des habilitations est soumis à de nombreux critères dont certains « éliminatoires ».
Petit rappel non négligeable : l’affectation d’un agent en PREJ subordonnée à la validation de la formation d’adaptation de l’emploi dispensé à l’ENAP, démontre une nouvelle fois son aberration. Aberration que la CGT-Pénitentiaire a pourtant déjà soulevé et dénoncé car l’Administration plaçait la barre trop haute.
La gradée affectée à ce PREJ lors d’une précédente CAP de mobilité, était comme il se doit, présélectionnée par la Commission Interrégionale des Extractions Judiciaires (CIEJ) (Arrêté du 11 mars 2016 CHAPITRE II, Section I, Art.4). A ce titre, elle pouvait demander et prétendre à ce poste en fonction de son classement pour convenance personnelle. Mais... Parce qu’il y a un mais, une présélection ne suffit pas à concrétiser une affectation en PREJ. A l’issue des deux premières épreuves bâton et tir de la formation d’adaptation de l’emploi, obligatoires à la validation PREJ, la première surveillante a démissionné sans se présenter à la dernière épreuve, elle aussi obligatoire. Cette situation l’expose à la perte du bénéfice de sa présélection et l’interdiction de se présenter à une nouvelle présélection EJ avant l’expiration d’une durée de 5 ans (Arrêté du 11 mars 2016 CHAPITRE II Section 2 art. 9).
La CGT Pénitentiaire a immédiatement réagit en interpellant la DAP pour ouvrir dans l’urgence un poste à la CAP des premiers surveillants et majors du 29 au 31 mars 2016. Malheureusement, l’Administration n’a pas répondu favorablement car la Commission Nationale pour les Extractions Judiciaires (CNEJ) officialisant la liste des agents validés, se réunissait le 7 avril, soit 7 jours après la fin de la CAP de mobilité. Cette nouvelle incohérence de calendrier, devenue coutumière dans notre administration, laissait le PREJ du Mans sans gradé pour une durée indéterminée.
Stupéfaction !!! La première surveillante n’apparaît pas dans les résultats officiels de la CNEJ diffusés par voie de note, se voyant ainsi confirmer la perte du bénéfice de son affectation au PREJ du Mans ainsi que sa présélection (Arrêté du 11 mars 2016 CHAPITRE II Section 2 art.12). Cet article stipule également que l’agent non validé (Qui s’est présenté ou qui ne s’est pas désisté de la formation d’adaptation à l’emploi) ne peut se présenter à une nouvelle session de présélection avant l’expiration d’une durée de 1 an à compter de la note de parution des résultats de la CNEJ.
Suite peut-être à une révélation « divine »… Ou un petit doigt bien informé, la première surveillante non validée a transmis un CRP à l’Administration pour une mise à disposition au… PREJ du Mans. Après tout, qui ne tente rien n’a rien. Le comble de l’absurde n’est pas la demande de MAD, mais plutôt qu’elle soit acceptée. Les agents du PREJ du Mans, qui eux sont validés et auraient perdu le bénéfice de leur affection sans cela, vont être supervisés par une gradée non validée. L’aspect soit disant provisoire de cette situation ne peut expliquer une telle décision. Un PREJ va s’ouvrir avec une gradée non habilitée y compris au port d’arme, qui obligera pour les extractions requérant un gradé, de désigner un agent chef d’escorte. Un agent apte à être chef d’escorte aurait sans conteste été en mesure d’effectuer « l’intérim » de responsable PREJ. La MAD d’un premier surveillant validé (car sur certains PREJ, 2 gradés sont affectés) aurait été une bien meilleure solution, mieux comprise et mieux perçue par les agents.
Il n’est pas question pour nous de mettre l’accent sur un échec, mais au contraire, de dénoncer un système et une gestion catastrophique de l’Administration, qui par sa décision, va mettre en difficulté un PREJ venant d’ouvrir et sa responsable. Dans notre Administration, la fonction prime sur le grade, quelle va être la légitimité de cette première surveillante qui va donner des ordres, des instructions et noter des agents qui ont réussi là où elle a échoué ? Par cette décision absurde, l’Administration ouvre la boîte de Pandore. Elle s’expose au mécontentement des agents non validés. Ils pourraient à leur tour demander des MAD pour les PREJ où ils étaient affectés, voire faire des recours en s’appuyant sur l’exemple du Mans.

Nous demandons l’ouverture d’un poste de premier surveillant et major pour les PREJ du Mans lors de la prochaine CAP de mobilité. La CGT Pénitentiaire reste vigilante quant aux suites qui seront données à cette situation pour que certaines décisions ne soient pas apparentées à des magouilles….

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