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Politique de réduction des risques et des dommages en milieu carcéral et Bla, bla, bla……

jeudi 5 janvier 2017  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Mercredi 04 Janvier 2017, la DAP avait convié les organisations professionnelles représentatives pour échanger sur un projet de décret concernant l’application de la politique de réduction des risques et des dommages en milieu carcéral. Pour faire simple, ce projet définit les conditions d’utilisation de matériels ou d’outils de substances psycho-actives pour les détenus ayant des addictions, et plus spécifiquement, les usagers de produits de substitution. Ce projet de décret doit être extrêmement important aux yeux de nos dirigeants puisque c’est la seconde fois que ce sujet est évoqué en l’espace de 15 jours !!!

La donne avait peut-être changé ???

Et bien, non, cette rencontre multilatérale à la DAP avait pour but de nous dire l’importance de légiférer sur cette question puisqu’il s’agit d’un dossier qui n’a pas trouvé d’issue depuis 2012 entre le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé et le Ministère de la Justice. La DAP nous retrace toutes les difficultés qu’elle a pu avoir avec le Ministère de la Santé afin qu’un accord soit trouvé. Au bout du compte, le Ministère de la Justice a cédé et pense avoir fait le plus dur en mettant des garde-fous afin que les détenus ne soient pas en capacité d’obtenir le matériel et les
produits de substitution en cellule. C’est un leurre !!!

Dans ce projet, il est stipulé que :
- Les matériels et outils ne peuvent être distribués, utilisés ou détenus que dans des locaux de l’unité sanitaire ;
- Ces matériels et outils peuvent être utilisés en cellule que si le détenu est placé en cellule individuelle et si le taux d’occupation de cet établissement est inférieur ou égal à 100 % ;
- L’autorisation est donnée par le chef d’établissement par le biais d’une commission de consultation entre la Direction pénitentiaire et le corps médical.

La CGT Pénitentiaire n’est pas dupe, elle indique qu’elle connaît les difficultés relationnelles entre notre institution et celles du corps médical, que sous couvert de la responsabilité des directions locales, les décisions pencheront du côté médical. Le placement au quartier disciplinaire est le bon exemple. Combien de fois une personne détenue quitte le quartier disciplinaire pour motif médical ? On ne les compte plus malheureusement….

Pour la CGT Pénitentiaire, l’accès aux soins est nécessaire et primordial mais l’utilisation de matériels et produits doit se déroulée uniquement au niveau de l’unité sanitaire sans aucune autre forme d’autorisation.

Le risque zéro n’existe pas mais ne donnons pas le bâton pour nous faire battre. Le panel de procédés pour intenter à l’intégrité des personnels est tellement élevé, alors ne cédons pas à des moyens supplémentaires (seringues) pour exposer davantage les personnels exerçant en milieu pénitentiaire.

Montreuil, le 05 Janvier 2017.

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