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Pourquoi la CGT Pénitentiaire n’a pas signé le relevé de conclusion de la filière technique ?!!

mardi 9 mai 2017  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Le Vendredi 5 Mai 2017, place Vendôme, était organisée la signature du relevé de conclusion de la filière technique entre le SNPT FO, l’UFAP et le Ministère. La CGT Pénitentiaire, après avoir étudié attentivement le contenu de ce relevé, a décidé, quant à elle, de ne pas signer. On vous dit pourquoi ?

Depuis début 2015, des discussions s’étaient engagées entre l’administration et les organisations syndicales, afin de débattre d’un nouveau projet de réforme en direction des personnels techniques. Il est vrai que les personnels de cette filière étaient les grands oubliés de ces dernières années, avec comme dernière réforme, celle de 1999. C’est donc, après plus de 17 ans de « disette statutaire », qu’une nouvelle réforme pour une « filière oubliée de tous » était mise à débat.

La CGT Pénitentiaire portait donc dans ces réunions, qui ont duré plus deux ans, un projet ambitieux, motivé par une évolution importante des missions de ces personnels et, par ricochet, du métier.

Les adjoints techniques, maillon essentiel dans le bon déroulement du service public pénitentiaire, sont devenus, au fil de ces années, des « hommes à faire faire » et non plus des « hommes à faire ». Cette évolution, importante dans la logique d’une construction statutaire, nous permettait, de revendiquer, avec conviction, lors de nos échanges, l’obtention de la catégorie B pour l’ensemble des personnels du corps.

Au regard de ce que nous venons d’expliquer, et dans un but d’amélioration du service public pénitentiaire, la CGT Pénitentiaire proposait un projet de réforme en concordance avec les missions effectuées par les personnels du terrain, c’est à dire :
• La création d’un corps de Technicien de catégorie B à deux grades regroupant :
-  Dans le 1er grade, celui des Techniciens de 2ème classe, les anciens Adjoints Techniques de 2ème et 1ère classe.
-  Dans le 2ème grade, celui des Techniciens de 1ère classe, les Techniciens actuels. Ces techniciens de 1èreclasse auraient un rôle supplémentaire d’encadrement des techniciens de 2ème classe

• Pour le Corps des Directeurs Techniques, nous demandons tout simplement une parité avec les Ingénieurs des Travaux Publics de l’Etat (ITPE). Un grade fonctionnel pouvait être envisagé.

Lors de nos différents échanges, le passage en catégorie B pour les actuels Adjoints Techniques avait retenu l’attention de nos dirigeants.

C’est donc avec étonnement que nous avons pris connaissance, non plus de la réforme ambitieuse que les personnels techniques pouvaient attendre d’une administration attentive à leurs doléances, mais bien d’un simple plan de requalifications à l’instar de celui de la réforme de la filière de commandement, avec comme axe principal :

- Le déploiement d’un plan de requalifications permettant l’accession à la catégorie B de 120 Adjoints Techniques (sur les 376 existants) ;
- Le déploiement d’un plan de requalifications permettant l’accession à la catégorie A de 42 Techniciens (sur les 155 existants) ;
- La création d’un grade à accès fonctionnel (GRAF).

Comme vous pouvez le constater, les mesures phares de ce plan de requalifications sont bien loin des propositions faites par la CGT Pénitentiaire. Cette réforme ne touchera qu’un tiers des personnels (adjoints techniques et techniciens), et laissera donc sur le carreau, une fois de plus, une grande majorité.

La CGT Pénitentiaire ne pouvait se satisfaire de ce saupoudrage et a donc pris ses responsabilités en ne signant pas ce relevé de conclusions, qui ne prend aucunement en compte, l’évolution du métier et des missions.

La CGT Pénitentiaire n’a de cesse de le répéter : Pour qu’une réforme statutaire soit une réussite, il faut qu’un travail logique et ambitieux soit établi sur le métier, les missions et les carrières. Ses impacts doivent être en direction de tous, et non, de quelques uns.

L’administration ne s’est pas donnée les moyens d’une réforme juste, réfléchie et ambitieuse, en ne prenant pas en compte la réalité du terrain. Nous avons des spécialistes et professionnels du bâtiment, de la restauration, de l’informatique, etc... avec une connaissance importante des structures carcérales.

Malgré cela, nos dirigeants ne leur ont pas donné les moyens et la reconnaissance en adéquation avec leur professionnalisme et leur engagement.

Montreuil, le 9 Mai 2017

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