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Pourquoi la Catégorie B ?

jeudi 17 mars 2011  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel
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Pourquoi la Catégorie B ?

Longtemps isolée quant au sujet depuis 6 ans maintenant, la CGT Pénitentiaire revendique et porte la catégorie B pour les personnels de surveillance. Bien plus qu’une sophistication syndicale, notre réflexion se nourrit du constat unanimement partagé d’un personnel de surveillance méprisé, relayé à des fonctions de porte-clefs.

Alors que notre corps et notre profession exhortent à une revalorisation à laquelle l’évolution actuelle, sous couvert de l’élitiste grade de Brigadier, est loin de répondre, la CGT Pénitentiaire ne saurait se satisfaire d’une reconnaissance plafonnée à hauteur de 17% des personnels.

Condamnant de fait 80% des personnels à la stagnation, cette réforme contre productive s’étoffe d’artifices multiples tels que les Unités de Valeur et les CAP spécifiques, dont la conclusion prévisible se soldera par une obligation de mobilité.

Controversée et stigmatisée par certains, la Catégorie B interpelle et alimente les craintes notoirement entretenues par ceux qui, sous couvert de syndicalisme, se sont fourvoyés sans ambition à ratifier des protocoles aussi réducteurs qu’exclusifs.

Objectivement, avec transparence et en responsabilité, la CGT entend répondre aux principales interrogations que génère la Catégorie B :

1. Être en Catégorie B suppose la fin du paiement des heures supplémentaires effectuées ----FAUX----

Actuellement en Catégorie C sur-indiciée, l’accès à la Catégorie B conformément au statut général de la fonction publique n’interdit en rien la perception d’heures supplémentaires.
Il n’est que les cadres catégorie A, soit le corps de direction et les officiers à être exclu de la comptabilisation d’heures supplémentaires sous couvert de l’article 10.


2. Le recrutement en Catégorie B se fait au niveau Bac et exclut les non titulaires du diplôme -----VRAI-----

En Catégorie B, le recrutement du pénitentiaire à l’instar du Policier, se fera au niveau Bac.
Cette évolution est une réalité de société tout comme le sont les conditions actuelles du marché du travail où nombre de bacheliers postulent déjà au concours de surveillant alors que le niveau requis est celui du BEPC.
Pour peu que les exigences pénitentiaires en terme de recrutement se stabilisent et soient inférieures aux promotions actuelles, ce qui à moyen terme est prévisible, c’est naturellement que notre administration grossira ses rangs de bacheliers.
D’ores et déjà, lorsque le contexte médiatique l’y invite, la pénitentiaire se gargarise de recruter 80% de personnels niveau BAC.
En parallèle, il est souhaitable, en s’inspirant de l’existant tel que pratiqué dans la Police avec « les cadets de la république » qu’un pourcentage de recrutement soit contracté sans condition de diplômes.

3. Être en Catégorie B signifie la fin du 1/5ème -----FAUX-----

Le 1/5ème n’est pas lié au « Statut Spécial », mais il a été institué par la loi du 28 mai 1996. Seuls les services actifs effectivement passés en position d’activité dans le corps du personnel de surveillance de l’administration pénitentiaire peuvent être pris en compte pour le calcul de la bonification. Celle-ci est égale au 1/5ème des services effectivement passés en position d’activité, sans pouvoir dépasser 5 ans. Sur le principe, la bonification permet de garantir à un agent qui a accompli 25 ans de services à la surveillance pénitentiaire, 5 années de bonification supplémentaires (ce qui ferait 30 années de services effectifs).


4. La Catégorie B ne garantit pas l’évolution indemnitaire ----- VRAI et FAUX-----

La rémunération des fonctionnaires est encadrée par des grilles indiciaires selon les catégories A-B-C. Avec un indice de départ variable en fonction de la catégorie, un agent en catégorie B n’est pas forcément mieux rémunéré qu’un personnel en C sur-indicié.

Il n’en est pour le moins évident que la reconnaissance de notre profession par le biais de la Catégorie B s’accompagne d’une revendication indiciaire légitime et crédible commune à TOUS.

En conclusion, la revalorisation des personnels de surveillance en Catégories B s’accompagne d’une évolution de nos métiers. Elle y puise son intérêt et sa justification. Le surveillant pénitentiaire est un professionnel du monde carcéral, il se doit d’être un acteur impliqué dans le parcours carcéral du détenu.

A ce titre et parce que son rôle ne se borne pas aux passives missions de garde et d’entretien, l’agent pénitentiaire en catégorie B, en complémentarité à d’autres corps, contribue de par ses observations et ses appréciations, à la gestion effective de la peine, à la mission de réinsertion, à la préparation à la sortie et à la prévention de la récidive.

Commission Nationale CGT des Personnels de Surveillance

Montreuil, le 17 mars 2011

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