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Prise d’otage à Condé sur Sarthe

mardi 31 décembre 2013  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Hier, vers 17h, un surveillant de la maison centrale de Condé sur Sarthe, près d’Alençon, a été retenu en otage par deux détenus armés d’armes artisanales. Ces derniers se sont retranchés avec le collègue dans la zone d’activités. L’équipe régionale d’intervention et de sécurité (ERIS) a été dépêchée sur place. A priori, ces deux détenus réclamaient leur transfert dans un autre établissement.

La prise d’otage aura duré environ 4 heures. C’est en effet vers 21h qu’elle s’est terminée ; le surveillant, fort heureusement, n’a pas été blessé. Encore une fois, cet événement grave aurait pu tourner au drame !!

La CGT pénitentiaire rappelle que la sécurité de nos prisons ne peut pas être assurée sans la présence d’un nombre suffisant d’agents, qui plus est dans des nouveaux établissements où le personnel est très jeune dans la profession. Et pourtant, peu avant l’ouverture de cet établissement, la CGT Pénitentiaire n’avait cessé d’alerter la ministre ainsi que la direction de l’administration pénitentiaire sur le fait que la majorité des personnels qui y sont affectés sont de très jeunes professionnels.

La CGT Pénitentiaire rappelle qu’il est primordial et vital de renforcer les moyens humains avec des recrutements plus conséquents de personnels pénitentiaires. Les moyens mis en place par l’administration pour prévenir ces graves incidents ne doivent pas être diminués du fait d’un budget contraint. En effet, lors de ces effroyables évènements, la vie des personnels est mise en péril et celle-ci n’a pas de prix !

Cet évènement grave et traumatisant met, une fois de plus, en exergue les difficultés que rencontrent les personnels de surveillance dans l’exercice de leurs missions. Nous savons que ces incidents sont porteurs de forts traumatismes.

  • La CGT Pénitentiaire apporte son soutien et sa solidarité au collègue qui a été pris en otage, à sa famille, comme à l’ensemble des agents pénitentiaires et non pénitentiaires de l’établissement.
  • La CGT Pénitentiaire exige que la prise en charge des victimes soit réelle, efficace et qu’elle soit à la mesure du traumatisme.
  • La CGT Pénitentiaire sait que dans ces cas-là, le traumatisme subi est particulièrement important. Aussi, nous demandons la mise en place immédiate d’une cellule de prise en charge psychologique pour l’ensemble des personnels de Condé-s/Sarthe.

C’est aussi pour toutes ces raisons que, face au mutisme de notre administration, la CGT Pénitentiaire appelle à une journée d’action nationale le 6 février 2014 sur l’ensemble des établissements pénitentiaires, pour nos conditions de travail, pour nos salaires, nos retraites, pour l’emploi et le service public.

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