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Prise d’otage à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis

mardi 2 septembre 2008  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Lundi, dans la matinée, un détenu, condamné à 15 ans de réclusion, a pris en otage un psychologue intervenant à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis.

Dans le cadre de son travail, ce dernier a reçu , en consultation, le détenu dans la salle de soins. A cette occasion, le détenu, détenteur d’une arme blanche de fabrication artisanale, a menacé le psychologue.
Sa première demande était son tranfert immédiat dans un autre établissement pénitentiaire.
Après avoir maintenu l’otage durant de longues heures sous la contrainte d’une arme, et malgré la tentative du GIGN de négocier, le détenu n’a pas accepté de se rendre mais a exigé une voiture pour quitter la prison définitivement : il n’était plus question de transfert mais d’évasion.
Vers 22 heures, le GIGN, dans l’obligation de tirer pour libérer l’otage, a blessé grièvement le preneur d’otage.

Le psychologue n’a pas été blessé mais reste choqué de ces très longues heures de pression. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement.

Ce malheureux épisode nous rappelle que la prison est un lieu à haut risque. Pour la sécurité de tous, la politique pénale et pénitentiaire doivent être menées avec responsabilité et cohérence. Cette prise d’otage met en exergue plusieurs problèmes actuels du système carcéral :

  • la surpopulation pénale ;
  • le manque de personnels ;
  • la prise en charge des personnes ayant des troubles psychiatriques graves.

Le projet de loi pénitentiaire ne prévoit aucune solution pour résoudre ces points. Nous ne cessons d’alerter les pouvoirs publics, la loi pénitentiaire ne peut pas être si réductrice !

En ce jour de rentrée, nous conseillons vivement à Rachida Dati de rester Place Vendôme et de revoir rapidement sa copie.
Sa présence à Fleury ou ailleurs ne nous est pas nécessaire. Ses déplacements et gesticulations ne sont que démagogie.

La vie de chacun est en jeu,
le cabotinage n’a pas sa place,
il n’est que danger.

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