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Projet Taubira :
Quels enjeux pour les personnels ?

vendredi 6 septembre 2013  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Le 02 septembre, notre organisation était reçue par la garde des sceaux et son conseiller technique, audience qui avait pour objet le projet de réforme pénale.

Nous osons espérer de ce projet un réel retour et une réelle écoute du personnel de surveillance au sein des détentions et des commissions d’applications des peines, tout comme l’a affirmé publiquement Christiane TAUBIRA, hier soir sur France 2.

La CGT pénitentiaire a clairement alerté la ministre sur le manque de personnels de surveillance, l’explosion des heures supplémentaires, le nombre incessant de rappels sur les repos dont sont victimes nos collègues, la ministre nous déclare qu’il y a un décalage entre les chiffres des effectifs de l’administration et ceux des organisations syndicales.
La CGT demande une refonte des organigrammes des établissements qui ne correspondent pas à la réalité, que les technocrates manient à leur guise alors que les personnels souffrent sur les coursives.

La CGT pénitentiaire a de nouveau exigé l’obtention de la catégorie B pour les personnels de surveillance, qui est une revendication légitime au regard de la complexité de leur mission et l’ambition affichée du ministère concernant la mission de réinsertion.
La CGT pénitentiaire sera présente sur les différents groupes de travail, colloques et séminaires qui doivent avoir lieu très prochainement.
Nous y porterons nos revendications dans l’intérêt des personnels.

La Ministre nous a confirmé une création de 6500 places de prison (budget triennal) et explique ce choix par la nécessité de remplacer des établissements vétustes et de tendre à l’encellulement individuel.

Par ailleurs, nous avons rappelé la multiplication des agressions envers les personnels de surveillance, et combien la période estivale a été marquée par des prises d’otages, mutineries et violences envers les personnels.

Pour la CGT Pénitentiaire, ces événements sont en partie liés à la présence de personnes détenues avec des addictions ou des problèmes psychiatriques lourds, personnes qui devraient être prises en charge dans des services médicaux adaptés à leur pathologie et non en prison. Les personnels de surveillance ne sont pas formés pour la gestion de ces publics.

Ces incidents doivent nous obliger certainement à repenser le contenu de la formation et l’accompagnement de nos jeunes collègues.

La CGT pénitentiaire a posé la question sur la situation des PREJ, la ministre reconnaît un retard sur ce dossier et à ce jour la question des extractions judiciaires n’est pas tranchée. Rappelons que les transferts de missions et la formation des agents affectés aux PREJ ont considérablement grevés les budgets. Tout comme les Partenariats Public Privé que la Ministre espère limiter au maximum.

La CGT pénitentiaire a alerté la ministre sur la situation financière et le mode de gestion de certains établissements, il serait peut-être temps que certains chefs d’établissements s’expliquent sur leurs modes de gestion à la petite semaine !!! Pour 2014, l’augmentation du budget de la Justice n’est que de 0,1% . Ce qui est en total décalage par rapport à l’évolution des besoins.

En effet ; en milieu d’année certains établissements ont déjà épuisé leurs crédits de fonctionnement. Le budget de la formation continue a connu des coupes sévères. L’administration n’a trouvé comme subterfuge pour masquer son déficit budgétaire que de refuser les formations aux agents !

Enfin, l’explosion des demandes de prêts et d’aides de secours démontre à quel point le pouvoir d’achat des personnels pénitentiaires de toutes catégories a reculé !

La CGT Pénitentiaire attend désormais des actes et reste attentive à l’avenir de ce projet de loi qui n’est qu’un projet. En attendant son application, nous ne perdons pas de vue que les conditions de vie et de travail sont toujours aussi précaires et désastreuses.

D’autres projets nous inquiètent comme celui de la retraite qui en allongeant les durées de cotisations, aura l’effet pervers de repousser encore plus le départ à la retraite et de réduire le montant des pensions.

Nous sommes tous directement concernés.

Nous appelons les personnels à rejoindre la mobilisation intersyndicale du 10 septembre et de faire entendre nos revendications sur les emplois, les salaires, la retraite et les conditions de travail !


La CGT pénitentiaire mettra tout œuvre dans l’intérêt des personnels.

Montreuil le 6 septembre 2013

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