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Protocole : C’EST NON ! Notre métier n’est pas à vendre ! Rendez-vous le 30 avril !!!

vendredi 3 avril 2009  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Au regard des enjeux relatifs au protocole d’accord présenté par la DAP comme réponse au mouvement social du printemps dernier, la CGT pénitentiaire a fait le choix de s’en remettre à ses adhérents, conformément à ses traditions militantes et démocratiques.

La CGT syndique plus de 20% des travailleurs sociaux pénitentiaires. Première organisation syndicale dans la filière socio-éducative, elle représente 46,7% des CIP et 61,5% des ASS.

La CGT Pénitentiaire est la seule organisation à avoir donné la parole à ses adhérents afin de déterminer son positionnement de façon légitime et transparente.
Un taux de participation élevé (71%) et un score sans appel (83% de « NON ») nous ont conduits à signifier, au Directeur de l’Administration pénitentiaire, le refus de notre organisation de s’engager dans le protocole proposé. Il est grand temps désormais que la DAP revoit sa copie et ouvre de véritables négociations.

Si les adhérents de la CGT se sont prononcés majoritairement pour la revalorisation de la grille indiciaire, via la surindiciarisation (57%), ils ont massivement rejeté la définition du « cœur de métier » retenue par l’administration ainsi que son corolaire, la scission des missions des CIP et ASS (91%).
Les contreparties prohibitives que constituent la soumission des agents à l’article 10 et la modularité des primes sont également refusées de façon unanime (99% et 97%).

Par leur vote, les militants de la CGT ont exprimé leur attachement à leur métier, refusant de substituer une logique de répression à une logique d’accompagnement social, de substituer une logique de prévision du risque de récidive à une logique de réinsertion sociale.

Par leur vote, les militants de la CGT ont rejeté catégoriquement les orientations ultra-sécuritaires d’une politique pénale liberticide et attentatoires aux principes républicains.

Par leur vote, les militants de la CGT se sont élevés contre le démantèlement du service public dans la lignée de la RGPP : fermetures d’antennes, carrière au mérite, article 10 etc...

Nous écrivions en mars : « Si la CGT refuse ce protocole, elle sera exclue des débats concernant sa mise en œuvre mais il faudra alors se donner les moyens de lutter pour obtenir une revalorisation sans renier ce en quoi nous croyons. »

Le temps de l’action est venu !

Comme le mouvement du printemps dernier nous avait permis de contraindre l’administration à ouvrir le débat sur la revalorisation de la grille indiciaire des travailleurs sociaux, il nous faut désormais construire un nouveau rapport de force afin d’obtenir l’ouverture de négociations autour des revendications suivantes :

  • Revalorisation indiciaire des travailleurs sociaux pénitentiaires.
  • Retrait de la scission des missions des CIP et ASS.
  • Retrait de l’article 10.
  • Retrait de toute forme de modulation du régime indemnitaire.
  • Recrutement massif de travailleurs sociaux afin de faire face à la montée en charge à venir (loi pénitentiaire).

Plus globalement, de toute part la lutte s’organise : mouvement des personnels de surveillance, intersyndicale du ministère de la justice, mobilisations intersyndicales et interprofessionnelles des 29 janvier, 19 mars et celle à venir du 1er mai.
Il y a urgence à faire reculer le gouvernement sur la RGPP, sur l’emploi et les salaires, sur les atteintes aux libertés publiques et sur la « frénésie sécuritaire ». Notre combat prend tout son sens dans ce contexte et nous devons rechercher, au niveau national, régional et local, tous les moyens qui nous permettront de faire converger, dans les semaines à venir, les courants de la contestation.

Aussi, la CGT Pénitentiaire appelle ses adhérents, sympathisants, tous les professionnels et les forces syndicales qui se reconnaissent dans ces orientations, à faire du 30 avril 2009 l’acte fondateur d’une mobilisation qui doit nous conduire à la victoire !

Un an après, l’heure est à la remobilisation !

D’ores et déjà, nous vous invitons à vous mettre en rapport avec vos collègues et avec les représentants des autres organisations syndicales pour déterminer les modalités d’organisation de cette journée du 30 avril : ordre du jour, détachements, actions envisagées…

Ces journées doivent nous permettre de nous réunir dans le cadre d’assemblées générales afin de déterminer les modalités d’action à mettre en œuvre par la suite. Elles peuvent aussi servir de support à des actions de toute nature : conférence de presse, manifestations, tractage, happening…

Montreuil, le 3 avril 2009.

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