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REFORME STATUTAIRE DES PERSONNELS DE SURVEILLANCE CONSTAT D’ECHEC !

lundi 3 septembre 2012  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Que ce soit l’UFAP ou FO, chacune de ces deux organisations tente à sa manière de se justifier sur le statut des Personnels de surveillance et l’échec de sa signature en 2005 : FO, dans un long communiqué en juillet, reconnaît implicitement que la réforme statutaire est un échec.
Quant à l’UFAP, il vente à nouveau les mérites d’un projet de peu d’ambition :
Pourtant à l’époque, FO et UFAP nous abreuvaient toutes les deux de déclarations tonitruantes, déclarant cet accord comme historique ! Et pour autant, il faudrait déjà revoir cet accord « historique » qui laisse 80% des surveillants sur le bord de la route, que la CGT Pénitentiaire a refusé de signer et qu’elle n’a eu de cesse de dénoncer !

6 ans après, FO et l’UFAP nous expliquent qu’il serait temps de regarder l’évolution de notre profession, de faire un bilan de cette réforme et d’accepter comme le suggère l’UFAP, un nouveau projet d’aussi piètre qualité revendicative que le dernier. En bref, on effacerait tout et on recommencerait sur la base des mêmes erreurs en se contentant de ce qu’on nous donne comme le distille l’UFAP... Un peu facile « jeunes gens », votre responsabilité dans cet échec est lourde : vous avez à l’époque capitulé en rase campagne au lieu de lutter d’une manière unitaire, voilà le réalité !

FO fait des propositions qualifiées de « projet ambitieux » : la fusion des deux grades « surveillant et surveillant Brigadier », un nouveau bornage indiciaire, en gros, le passage à l’ancienneté au grade de surveillant Brigadier, et une équivalence des grilles de salaire à la catégorie B...En fait de projet ambitieux, FO ne fait que reprendre certaines revendications portées par la CGT depuis plus de dix ans et que FO (et l’UFAP) refusait et raillait alors !

A cette différence près que la CGT Pénitentaire revendique l’accession à la catégorie B, et non une équivalence soumise à statut spécial !
Quant à l’UFAP, alors que leurs homologues UNSA dans la Police sont pour la catégorie B et alors que la parité Police n’a eu de cesse d’être leur seule revendication, elle persiste aujourd’hui, contre toute logique, même la sienne, à revendiquer la poursuite de la catégorie C avec la même justification qu’il faudrait se contenter du peu !
En 2005, c’est UFAP et FO qui ont capitulé devant une ministre pressée d’en finir, et aujourd’hui se sont des milliers de surveillants qui sont sur le bord de la route, coincés au mieux à l’échelon exceptionnel de surveillant !

FO et UFAP devraient avoir la décence de reconnaître qu’en 2005, la CGT Pétentiaire avait raison et qu’il est temps de revendiquer une véritable évolution statutaire que la CGT situe en catégorie B : Ce n’est pas une utopie, nos homologues policiers sont en catégories B !

Montreuil, le 3 septembre 2012

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