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RGPP, VERS MOINS DE SERVICE PUBLIC ...

mercredi 11 août 2010  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Gestion du personnel, organisation de l’administration territoriale de l’état, relations entre Etat et collectivités locales, simplifications des procédures internes, sont les quatre grands chantiers interministériels ouverts en juillet 2007 par le premier ministre « Fillon » dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP).

Loin de nous considérer dans une administration intouchable, comme protégés par un « supra statut » qui nous épargnerait, nous affirmons que le ministère de la justice et, pour ce qui nous concerne, l’administration péni-tentiaire sont frappés de plein fouet par cette RGPP. Elle façonne et transforme les structures de notre administration, la gestion de ses personnels, elle pèse sur les moyens des services et des paiements… Par exemple, l’ensemble des restructurations (plateformes) ou des fermetures de sites (établissements ou SPIP) est initié par la RGPP.

L’Etat s’est engagé ainsi dans une réorganisation de ses services sur tout le territoire. Il s’inscrit dans une véritable régression puisqu’il y aura demain moins de service public sur l’ensemble du pays ; soit moins d’écoles, moins de transports, moins d’emplois, moins de services de santé, moins de culture, moins de bureaux de poste, moins de services des Finances, moins de tribunaux, moins de SPIP, moins de maisons d’arrêt de proximité, …

Aux 300 mesures initiées dès 2008, 150 nouvelles « mesures RGPP » ont été ajoutées cet été : celles-ci vont amplifier les mesures d’austérité dans la fonction publique.

Le Premier Ministre « Fillon » a également annoncé un plan de 100 milliards d’euros d’économie d’ici 2013, dont 45 milliards de réduction des dépenses publiques ! Avec le non remplacement d’un départ sur deux à la retraite, 100.000 emplois de fonctionnaires ont déjà été supprimés en 3 ans, 100 000 autres suppressions doivent suivre prochainement.

L’administration Pénitentiaire ne sera pas épargnée !

Si les gouvernements dits « de droite » ont toujours plaidé pour moins d’Etat et donc, moins de service public, le virage pris aujourd’hui est d’une toute autre ampleur. Il trouve ses racines dans la gestion de la crise actuelle, qui tombe à pic pour justifier les politiques de « rigueur » dont font les frais tous les salariés et les chômeurs de notre pays et de l’Union Européenne.

Pour « rassurer les marchés financiers », l’Etat mobilise et on continue de mobiliser des centaines de milliards d’euros de fonds publics. Pour sauver les banquiers et les financiers, l’Etat organise la misère et programme la destruction du service public : RGPP, restructurations, abandon des contractuels, suspension des primes, gel des salaires, casse des retraites, désengagement de l’action sociale,…

Sans aucune pudeur, le système financier en crise a ruiné des économies et se permet désormais le luxe de faire financer sa crise par les Etats (soit les contribuables et leurs services), avec la complicité, en France, de ‘Sarkozy’ et son gouvernement, tout en surveillant, sans vergogne, que ces Etats mettent en place des plans d’austérité sans précédent.

Ne nous y trompons pas, les réformes menées tambour battant sont conduites avec ce souci essentiel de faire perdurer un système qui veut toujours moins d’Etat, moins de services publics, mais qui n’hésite pas à socialiser ses pertes avec l’appui des dirigeants. Il n’est pas très utile ici de développer, chacun aura lu et constaté récemment les collusions notoires qui existent entre puissants et gouvernants.

Avec l’ensemble de la CGT, la CGT Pénitentiaire considère que d’autres choix existent et sont possibles. Ils passent par la revalorisation du travail, l’augmentation des salaires, le développement de l’emploi, (notamment l’emploi public), le progrès de retraites décentes…

Changer la donne ne peut se faire sans la participation massive et unitaire des salariés.

C’est ce qu’a entrepris de développer la CGT, et d’autres organisations, depuis quelques années.

Les rendez-vous de cette fin d’été vont être primordiaux pour les travailleurs. Dans la foulée du 24 juin, nous devons, chacun d’entre nous, prendre notre place dans l’action du 7 septembre 2010, en mobilisant le plus de salariés possible. C’est de la responsabilité des militants syndicaux. Soyons certains que cette action sera observée par l’ensemble des acteurs, au premier rang desquels le gouvernement.


Première étape de la rentrée ;
Frappons fort pour sauver notre régime de retraite le
7 septembre 2010 !


Montreuil, le 11 août 2010

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