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Recrutement et formation : Passage en force ?

mardi 6 décembre 2016  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Le séminaire métiers organisé les 26 et 27 juillet 2016 avait permis de réaliser un constat partagé sur plusieurs thématiques pénitentiaires. Incontestablement par contre, les solutions ne sont pas identiques pour aboutir mais la confrontation des points de vue était positive.

Plusieurs dates de réunions multilatérales sont arrêtées en janvier et février 2017 sur la sécurisation des missions extérieures et le renforcement de la sécurité des établissements, la classification des établissements pour peine, les régimes de détention et les cycles de travail.

Pourtant, à ce jour, a disparu des radars, toute rencontre relative au recrutement et à la formation des agents : Sujet essentiel !

Certes, le Cabinet du Ministre nous dit « reprendre la main » sur ce dossier. Il va falloir alors qu’il présente rapidement un calendrier de travail aux partenaires sociaux.

Chacun a pu se rendre compte « de l’état » de l’ÉNAP à la lecture de nos derniers écrits. Budgets étriqués en fonctionnement et en emplois de tous corps à l’ÉNAP, chambres doublées qui nuisent à l’étude, salles de cours et amphithéâtres surchargés qui desservent le suivi de cours magistraux inadaptés, restauration payante pour les élèves donc « précarisante », etc. Rien de satisfaisant pour les élèves et les personnels de l’ÉNAP, ni pour les missions et leurs évolutions.

S’il faut absolument une injection rapide et massive de fonds pour agrandir l’école et/ou en créer une seconde, la question du recrutement et donc de l’attractivité des métiers mais aussi celle, sur la formation des collègues, n’est pas moins cruciale.

Si la formation est fondamentale, c’est une question cependant qui peut et doit se régler car elle relève des moyens budgétaires alloués à l’école, ou pas, et aux choix négociés faits, ou pas, sur les missions et leurs évolutions, concernant l’armement par exemple.

Concernant le recrutement : Alors qu’objectivement les emplois ont été ouverts, faisant suite aux actions unitaires et au relevé de conclusions de décembre 2015 qui en a découlé, les indicateurs des recrutements sont au rouge :

192ème promotion d’élèves surveillants : Seulement 500 collègues viennent d’entrer à l’école au lieu de 870 initialement prévus – Et, alors que trois promo de 760 élèves chacune, doivent entrer en 2017, les indicateurs du dernier concours sont inquiétants : 6403 candidats présents à l’écrit sur les près de 18 000 initialement inscrits. Soit 64 % de « perte » !

La CGT Pénitentiaire appelle à plus grande concertation sur la question de l’attractivité des métiers, sans préalables ni exclusive de la part du ministère.

La CGT Pénitentiaire craint une fuite en avant de la part de nos dirigeants et la mise en place de solutions non partagées, telles celles que la DAP a esquissées : Concours régionalisés en s’essayant sur la DISP de Paris, prime de fidélisation contreproductive, etc, Autant de façons restrictives de voir cette question, qui se heurteront à l’opposition de la CGT Pénitentiaire en l’état.

Que ce soient les personnels, les partenaires sociaux ou l’administration et le ministère, chacun s’inquiète de l’attractivité des métiers. Le ministère doit absolument ouvrir un débat en grand sur cette question qui ne peut se contenter de la discussion actuelle menée à la DAP, entre elle !

Montreuil, le 6 décembre 2016

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