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Relevé de conclusion N°1 : La ministre n’a pas pris conscience de l’ampleur du malaise !

mercredi 6 mai 2009  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Les personnels de surveillance de l’administration pénitentiaire ont entamé depuis lundi un formidable mouvement unitaire devant les portes de leurs établissements. La CGT les félicite pour leur détermination et pour ce qu’ils expriment publiquement.

Nous entrons désormais dans une phase essentielle du conflit après les discussions d’hier au ministère et suite au relevé de conclusions qui en est ressorti.

La consultation, organisée par la CGT, montre clairement que les personnels rejettent le saupoudrage de la ministre, qui ne correspond pas à ce qui s’exprime devant les portes et qui n’est pas de nature à changer la donne dans l’exercice quotidien des missions des personnels.


Bien évidement, les mesures telles que les dispositions sur la PSS, le retrait des instructions DATI sur les surveillances spéciales ou le passage de 3 à 4 la nuit dans les petits établissements sont bonnes à prendre mais pas suffisantes.
Pour nos collègues, inscrits dans un cadre d’épuisement professionnel très lourd, l’emploi est incontournable, pour assurer les repos, pour répondre en partie à la surpopulation pénale, pour assurer leur sécurité et celle d’autrui, pour gérer les missions nouvelles et pour aspirer à modifier des missions qui les cantonnent au simple rang de porte-clefs, pour pouvoir réorganiser le travail dans les détentions, recréer du lien, être plus respectés et mieux responsabilisés.

Pour nos collègues, la surpopulation pénale aggrave les conditions de travail en aggravant notamment les conditions de détention ; rien dans le relevé de conclusions qui permet de changer la donne.

Pour nos collègues, le métier de surveillance est épuisant et inintéressant.
Ce gouvernement se doit de « re- légitimer » le surveillant dans ses fonctions devenues trop floues, où ordres, contre ordres et désaveux se succèdent, où la notion d’équipe pluridisciplinaire est quasi inexistante, où prédomine la gestion des « stocks », où les réformes passent sans qu’ils en soient les acteurs. Nous ne sommes plus dans la prison du début XIXème composée de « gardiens » dociles : nous sommes des agents qualifiés qui aspirent à jouer un autre rôle !

Désormais, il n’y a pas deux poids deux mesures : ou nous signons le relevé de conclusion ou nous ne le signons pas ! Pour la CGT, s’arrêter maintenant, sur les seules mesures actées dans le relevé, par crainte qu’elles soient retirées au final, serait une erreur.
Tous unis, nous sommes capables d’envisager de multiples formes d’actions, tant au niveau local, régional que national. Se résoudre aujourd’hui, c’est entériner que les collègues n’en n’ont plus sous la semelle alors qu’ils sont courageux et déterminés.

Nous nous rendrons donc à la chancellerie à 18 heures 30 avec FO et UFAP pour porter les avis formulés par les personnels en lutte et pour voir si la ministre a d’autres propositions à nous faire.

Montreuil, le 6 mai 2009

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