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Réunion bilatérale Direction de Projet PLAT Quartiers d’Evaluation de la Radicalisation (QER) Binôme de soutien

lundi 16 janvier 2017  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Vendredi 13 Janvier 2017, se déroulait à la direction de l’administration pénitentiaire, une réunion bilatérale ayant pour ordre du jour la présentation de deux projets de textes :

-  le premier concernant l’évaluation des personnes détenues en quartier d’évaluation de la radicalisation (QER)
-  le second, concernant la doctrine d’emploi des binômes de soutien.

Ces deux projets nous étaient présentés par la direction de projet PLAT.

Tout d’abord, les éléments qui nous ont été soumis ne sont que la déclinaison du plan de sécurité pénitentiaire et d’action contre la radicalisation violente, annoncé par le Ministre de la Justice, Jean Jacques URVOAS, le 25 Octobre 2016. Avec en outre, la fin de l’expérimentation des unités dédiées (UD) rebaptisées « unité de prise en charge de la radicalisation » (UPRA) et remplacées par une nouvelle expérimentation avec, comme fer de lance, les Quartiers d’Evaluation de la Radicalisation (QER) et les quartiers pour détenus violents (QDV).

Dans les faits, les actuelles UPRA seront modifiées par 6 quartiers d’évaluation de la radicalisation (Fresnes ; Osny ; 2 à Fleury-Mérogis ; 2 en provinces (recherche en cours sur DI Marseille, Bordeaux et Toulouse), pouvant accueillir 120 personnes détenues, pour une période de 17 semaines dont 8 semaines d’entretien et d’évaluation.

A l’issue de cette évaluation, la décision d’affectation de ces détenus relèvera de l’administration pénitentiaire.

Notre administration aura donc le choix de décider :

-  d’un retour à la détention classique avec une prise en charge spécialisée ;
-  du transfert dans un QDV (pour les détenus les plus prosélytes) ;
-  de l’isolement dans l’un des 27 établissements prévus à cet effet.

Lors de cette réunion, la direction du projet PLAT nous indique la volonté de passer la liste des 27 établissements pouvant accueillir des détenus radicalisés à 65 en fonction de la sécurisation des Quartiers d’Isolement. Pour les détenus mineurs, l’EPM de Porcheville et Fleury sont ciblés.

De son côté, le binôme de soutien (psychologues et éducateurs) sera lui chargé de participer aux dispositif de détection, aux entretiens, aux évaluations et à la prise en charge des personnes radicalisées aussi bien en milieu fermé en collaboration avec les équipes déjà en place qu’en milieu ouvert.

Au sein même des QER et QDV, ce binôme fera partie intégrante de l’équipe pluridisciplinaire.

La CGT Pénitentiaire, ne peut, dans un premier temps, que constater, qu’enfin, nous sommes entendus sur plusieurs points.

Depuis la mise en place des unités dédiées, la CGT Pénitentiaire s’est publiquement exprimée contre le regroupement de détenus ayant le même profil au sein de la même structure. C’est clairement ce qui nous a été présenté avec l’éclatement des différents détenus (en QI) sur 65 établissements pénitentiaires sur l’ensemble du territoire métropolitain. Cela devra permettre, selon nous, d’obtenir une meilleure étanchéité des profils radicaux entre eux, mais aussi avec les autres détenus, visant ainsi à lutter contre les phénomènes de radicalisation.

De plus, ces quartiers d’évaluation devraient permettre, par une meilleure connaissance du profil du détenu évalué, à une prise en charge individualisée.

Malgré ces points positifs, la CGT Pénitentiaire a tenue à rappeler que la sécurité au sein de ces nouveaux quartiers devait être une priorité absolue pour notre administration. Sur ce sujet, plusieurs amendements proposés par notre organisation (fouilles, mouvement, gestion quotidienne de la détention) ont été retenus.

Enfin, la CGT Pénitentiaire a également rappelé qu’il était primordial d’ouvrir, en parallèle, une discussion sur les moyens humains supplémentaires qui seront dédiés à ces structures. A aucun moment, la CGT Pénitentiaire ne cautionnera que l’administration pioche « sur la bête » (le reste des établissements) pour faire fonctionner correctement ces QER.

Parce que la sécurité des agents est une priorité de la CGT Pénitentiaire, nous n’accepterons jamais que l’administration renforce telle ou telle structure au profit d’une autre.

Dans les semaines à venir, une nouvelle réunion sera programmée avec, pour ordre du jour, les quartiers pour détenus violents.

La CGT Pénitentiaire ne manquera pas de vous tenir informé des suites à donner à ce dossier…

Montreuil, le 16 Janvier 2017

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