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SPIP Aube/Haute Marne : Quand l’encadrement « se dégage de toute responsabilité »...

mercredi 16 juin 2010  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Le Directeur du SPIP 10/52, au moyen d’une note de service, vient d’indiquer à ses agents qu’il se dégageait « de toute responsabilité » vis-à-vis de leur utilisation d’APPI, dans l’hypothèse où ses consignes ne seraient pas respectées.

Nous sommes au regret de lui apprendre qu’il ne lui appartient pas de se soustraire ainsi à ses responsabilités. Seuls justement les tribunaux cités dans le même paragraphe peuvent en décider.
Nous n’allons toutefois pas épiloguer sur cette « imprécision », même si elle porte atteinte au sérieux qu’est censée revêtir une note de service. En effet, que ses notes de services soient indigestes et contiennent des inepties ne constitue pas la problématique de fond.

Le problème vient de la tournure que prend la politique d’encadrement dans ce SPIP. Au cynisme et au mépris auxquels s’étaient presque habitués les personnels, viennent maintenant s’ajouter les injonctions et les menaces. Comme vu précédemment, y sont même associées des juridictions qui ne s’amuseraient peut-être pas d’être mêlées à ce genre de farce.

Nous en venons presque, parfois, à douter sérieusement des motivations de ce même encadrement. Est-il ici pour une mission de service public en « accompagnant » ses agents ou ne cherche-t-il pas uniquement à se préserver et à assouvir ses ambitions de carrière ?
Ce questionnement nous vient aussi des « expérimentations » régulières réalisées dans notre SPIP.

L’idée de la segmentation vient à peine de germer à la DAP que, vite, le SPIP 10/52 s’empresse d’être de la partie !

La DAP « achète » au Dr Coutanceau le principe de la prise en charge collective pour en faire les PPR, zut, le SPIP de la Côte d’Or est allé plus vite ! Mais on va trouver un moyen de ne pas se faire trop distancer ! En attendant mettons un peu plus la pression sur les agents pour les préparer à se plier aux prochaines directives !
Oui, nous croyons remarquer que les planchers du Siège du SPIP ont tendance à se rayer plus rapidement qu’ailleurs !

Notre organisation n’a pas d’opposition de principe à ce que les agents puissent être associés à de telles innovations. Mais nous utilisons justement le terme « associer » pour appuyer sur le fait qu’un travail sérieux ne peut être réalisé qu’en concertation avec les travailleurs sociaux, avec une explication claire des objectifs de ces expérimentations et la prise en compte de la réalité du quotidien des personnels.

A ce sujet d’ailleurs, nous leur rappelons que cette réalité du quotidien est bien différente dans chaque antenne de leur SPIP. Nous ne pouvons que leur conseiller de commencer à s’attaquer aux parquets de ces antennes... De simples visites un peu plus régulières devraient y remédier.

Ce que nous souhaitons exprimer aujourd’hui, c’est le « RAS-LE-BOL » des agents, las de supporter un fonctionnement de sa hiérarchie exclusivement fondé sur la protection de sa propre responsabilité et qui ignore largement la réalité de leurs conditions de travail.

Nous souhaitons enfin que l’encadrement du SPIP 10/52 cesse d’importuner ses agents avec ses difficultés à assumer ses responsabilités. Il trouvera certainement une oreille plus attentive et mieux adaptée auprès de sa propre hiérarchie.

Le Bureau régional CGT Pénitentiaire

Centre-Est Dijon

Le 16 juin 2010

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