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SPIP de la Somme : Antennes délocalisées, la fin justifie t’elle les moyens ?

mardi 27 juillet 2010  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Les antennes délocalisées du SPIP de la Somme, antennes d’Abbeville et de Péronne, dont le Directeur Interrégional souhaite et annonce aux différents interlocuteurs (Cour d’Appel d’Amiens, personnels des antennes) la fermeture imminente, semblent laissées à l’abandon.

Ainsi,

1. Sur l’antenne d’Abbeville,

  • les effectifs en 2008 étaient composés comme suit : une assistante sociale, trois CIP, une CIP en préaffectation et une secrétaire contractuelle.(et donc aucun encadrement sur place) ;
  • En 2009, une collègue CIP a obtenu une mutation. Son poste n’a pas été remplacé, si ce n’est par une création de poste sur Amiens ;
  • En 2009 encore, un autre collègue CIP a obtenu le concours de DIP et n’a ainsi pas été remplacé, sa formation ayant débuté en janvier 2010 ;
  • Les dossiers affectés à ces deux collègues n’ont pour autant pas disparu et ont été partagés entre les trois travailleurs sociaux restant ;
  • Enfin, à compter du 15 octobre 2010, la secrétaire, agent administratif laissé à disposition par la Maison d’Arrêt d’Amiens, part en retraite. Son départ, pourtant programmé, n’a pas pour autant incité la Direction Interrégionale à envisager son remplacement ;
  • Ainsi, à compter du 15 octobre 2009, l’antenne SPIP d’Abbeville comptera 3 travailleurs sociaux (une AS et deux CIP) et ne disposera plus de secrétariat.


2. Concernant l’antenne de Péronne,

  • Deux travailleurs sociaux ont quitté le service en 2009 (mutations) sans être remplacés (postes crées sur Amiens) ;
  • D’un effectif composé de 5 travailleurs sociaux et d’une secrétaire(aucun encadrement sur place), seuls 2 travailleurs sociaux, une vacataire à 50 heures par mois et une secrétaire contractuelle à 70% composent dorénavant cette antenne ;
  • La secrétaire, dont le contrat prendra fin le 31 août, s’était laissée entendre par le Directeur Interrégional, que son contrat serait renouvelé (pour une période non définie). Toutefois, à ce jour, aucune information officielle quant à ce renouvellement ne lui est parvenue.

Il est donc constaté que les Directions, départementale ou interrégionale, peuvent se féliciter de la robustesse des deux travailleurs sociaux. Comment pourrait encore fonctionner cette antenne, déjà portée à bout de bras par ces deux collègues exemplaires (600 mesures à gérer à eux deux), en cas d’arrêt maladie de l’un deux. Ces collègues doivent ils s’interdire de prendre des congés afin de maintenir un service public digne de ce nom ? Comment vont-ils pouvoir s’en sortir en l’absence prévisible de secrétariat ??

Comment dans ces conditions, ne pas croire en une volonté de « tuer à petit feu » les antennes d’Abbeville et de Péronne ? Comment encore assurer nos missions, toujours plus complexes et en constante évolution.

Comment va être reçu notre public alors même qu’un accueil ne pourra plus être effectué convenablement ? L’évolution de nos missions signifie-t-elle que les travailleurs sociaux, outre leur charge de travail toujours croissante, n’effectuent les différentes tâches de secrétariat (accueil du public, réponse aux appels, constitution et affectation des dossiers) ?

Encore, notre Directeur Interrégional, dans sa volonté de fermer les antennes délocalisées, a d’ores et déjà annoncé à la Cour d’Appel d’Amiens, la fermeture de l’antenne d’Abbeville, qui pourtant est loin d’être officialisée. C’est ainsi que des locaux dans l’enceinte du Tribunal de Grande Instance d’Abbeville ont été demandés, et attribués, par le service du patrimoine de la CA Amiens. Ces locaux, qui visent à accueillir deux travailleurs sociaux, seront mis à la disposition du service à compter du 1er janvier 2011 (Hors travaux d’aménagement prévus). Quid des locaux existants ?? Quid encore d’un des travailleurs sociaux ??

Cela signifie-t-il la disparition des antennes SPIP d’Abbeville et de Péronne ? A considérer la volonté de la Direction Interrégionale de ne pas remplacer les personnels partant et à substituer des locaux à ceux dont nous disposons, qui nous permettent pourtant d’exercer notre travail dans de bonnes conditions, n’est ce pas le moyen, en laissant totalement à l’abandon ces services, de laisser mourir nos antennes ?

Enfin, concernant les évaluations/notations à venir, notre direction départementale nous demande d’exprimer à cette occasion nos attentes/souhaits en vue du regroupement des antennes, alors qu’aucune décision officielle n’est rendue. Comment se projeter dans l’avenir alors qu’aucune réponse immédiate ne nous est apportée ??

Les travailleurs sociaux ont, tout comme les personnes placées sou main de justice et dont les difficultés de déplacement, dans un département rural et dépourvu de transports en commun étendus sur le territoire, besoin de réponses claires.

La CGT Pénitentiaire exige de savoir quel est le sort réservé à nos antennes. Elle exige encore, afin de nous, personnels de ces deux antennes, organiser, tant au niveau du logement, que des inscriptions scolaires à venir pour nos enfants ou pour notre vie de famille, que des réponses soient enfin apportées. Cette situation ne dure que depuis trop longtemps. Les travailleurs sociaux, qui en dépit des annonces officieuses ou suggérées, exercent leur métier avec loyauté et dévouement envers l’Administration, attendent en retour d’être pris en considération.

Est ce trop demandé ???

Liancourt, le 27 juillet 2010

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