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SPIP de la Somme :
Non à la fermeture des antennes

mercredi 23 janvier 2013  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Par un simple vote en comité technique, la direction de l’administration pénitentiaire entendait rayer de la carte des Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation les antennes d’Abbeville et de Péronne. Le 22 janvier 2013, l’ensemble des organisations syndicales représentatives ont refusé en bloc la fermeture des antennes du SPIP de la Somme.

La CGT Pénitentiaire a relayé la parole des terrains et retracé l’historique de cette problématique de menace de fermeture d’antennes des SPIP. Depuis 4 ans, les collègues d’Amiens et la CGT Pénitentiaire défendent en première ligne le maintien d’Abbeville et de Péronne auprès de leur hiérarchie (notamment en comité technique paritaire départemental), des élus des territoires concernés, de l’administration pénitentiaire (par leur venue en tant qu’experts au CTP-SE en juin 2011, par leur accueil du Directeur de l’Administration Pénitentiaire lors de l’inauguration des nouveaux locaux du SPIP d’Amiens il y a un an), à la presse, aux Gardes des Sceaux successifs.

Les besoins de service public à Abbeville et Péronne sont indéniables : sur chaque site, en 2009, des équipes de 5 travailleurs sociaux assuraient le suivi des condamnés en milieu ouvert. Ils ne sont plus aujourd’hui que 2 sur chaque antenne. La direction interrégionale, dont l’objectif de départementalisation des SPIP est plus qu’affiché, a mis le pied à l’étrier dans la Somme. Une méthode éprouvée : ne pas remplacer les agents qui sont mutés, ne pas chercher de nouveaux locaux lorsque cela est plus que nécessaire comme à Péronne, prévoir des locaux pour le siège en prévision d’une éventuelle départementalisation et le tour est joué. Il faudrait alors se résigner, se rendre à l’évidence en dépit de tout bon sens et toute logique sérieuse de service public. Aujourd’hui, plus de 500 mesures de justice dépendent de chacune des deux antennes.

L’administration nous affirmait en décembre dernier n’avoir aucun mandat sur la cartographie des SPIP mais on constatait sur plusieurs sites (Somme, Lure, Carpentras, Cambrai…) qu’elle laissait aux hiérarchies locales et régionales l’initiative de projets de restructuration. Un mois plus tard, la DAP nous annonce un planning de déménagements (le 11 février pour Péronne et le 4 mars pour Abbeville) et un box pour une permanence délocalisée sur chaque site. Elle justifie cette démarche de fermeture d’antennes de la Somme derrière un argument bien mince : la cartographie des SPIP doit s’aligner sur la cartographie des tribunaux de grande instance !

Devant l’opposition ferme des organisations syndicales, le directeur n’a trouvé comme porte de sortie que la promesse d’une concertation sur ce sujet.

La CGT Pénitentiaire n’est pas dupe : la fermeture des antennes de Péronne et d’Abbeville n’est que le premier galop d’essai et laisse augurer d’autres restructurations. La logique est purement gestionnaire : accroissement de la mobilité des personnels et flexibilité au profit d’économies d’échelle et au détriment du service public rendu.

Le sursis est prolongé, mais nous seront présents le 25 pour manifester à Péronne ! Préparons-nous à nous mobiliser contre les restructurations à venir et exprimons d’ores et déjà notre solidarité aux collègues de la Somme, afin qu’un réel rapport de force s’établisse face à l’administration et donne le ton des discussions à venir !

Montreuil, le 23 janvier 2013

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