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SPIP du Havre : deux ans après la grève, retour vers le futur antérieur...

vendredi 6 septembre 2013  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

RETOUR VERS LE FUTUR ANTERIEUR...

Le 20 septembre 2011, les travailleurs sociaux du CP du Havre entamaient le premier mouvement de grève dans l’histoire des SPIP. Après 5 jours de grève et 25 trentièmes distribués, l’administration pénitentiaire reconnaissait les légitimes revendications des agents et répondait favorablement à leurs attentes avec, dans l’urgence, la mise à disposition d’un collègue du milieu ouvert, et l’ouverture d’un poste de cadre pour la promotion de DPIP à venir (http://bit.ly/176XRbn).

Or, alors que nous devrions célébrer le deuxième anniversaire de cette victoire, le cœur n’est pas à la fête mais à la colère !

Alors que cet établissement a frôlé la mutinerie il y a 10 jours à l’instar d’établissements comme Blois ou Châteaudun, le SPIP est désormais amputé de plus de la moitié de son effectif.

Au 2 septembre 2013, alors que le Centre pénitentiaire du HAVRE accueille 685 détenus….. 4,8 équivalents temps plein devront assurer une charge de travail évaluée à 10 postes pour le service !!!!

Par quel mystère mathématique, cette équation est-elle devenue vraie ??? Des éléments de réponse par :

« La théorie des postes qui disparaissent »

2 agents titulaires remplacés par 2 préaffectés (2=1)

Alors que l’on pouvait aisément anticiper sur la catastrophe à venir, la hiérarchie du SPIP n’a même pas pris soin de demander le blocage des mutations pour nécessité de service alors que les collègues mutées elles-mêmes s’y attendaient !

La non titularisation de stagiaire (1=0)

Cerise sur notre amer gâteau d’anniversaire, le poste du stagiaire (gagné lors de la lutte de septembre 2011) a été sciemment retiré des postes proposables aux sortants d’école par la DI de Lille sans que la hiérarchie locale ne s’en inquiète !

A cela s’ajoute les temps partiels de plein droit, les congés maternité, un secrétariat en souffrance et l’absence de CPIP placés pour les départements de la Seine-Maritime et l’Eure tant ce type de poste a effrayé les plus téméraires CPIP !

Au-delà de ce constat alarmant, il en est un autre tout aussi affligeant : celui de l’inertie de notre hiérarchie.

Alors que la situation catastrophique était annoncée depuis la CAP de Juin, il a fallu que les agents sollicitent eux-mêmes une réunion de crise auprès de leur direction pour décrire l’état d’urgence.

Pour seule réponse, la direction du SPIP de Seine-Maritime a décidé de demander aux TS du milieu ouvert de venir, encore une fois, et malgré deux résidences administratives distinctes, prêter main fortes à leurs collègues du milieu fermé.

Or, le milieu ouvert connaît lui-même une situation difficile avec un congé longue durée, deux départs en congés maternité et un probable détachement à venir, le tout saupoudré d’un déstockage massif de 723-15 pour la rentrée : la coupe est pleine et les agents écoeurés !

Après une réunion de service (à laquelle les TS du milieu fermé ont dû s’imposer car n’ayant pas été invitées...), l’encadrement du SPIP 76 s’est engagé, à la demande des collègues, à solliciter le recrutement d’un contractuel à la DI : il était peut-être temps, effectivement !

Mais Monsieur le DFPIP, les agents sont saturés de cette politique abracadabrantesque de gestion des RH. Ne nous parlez plus de solidarité à l’heure où il s’agit de la sécurité de vos agents.

  • Qu’en sera-t-il lorsque l’un de vos CPIP sera agressé physiquement en détention parce que le traitement des requêtes est trop long … ?
  • Qu’en sera-t-il lorsqu’un de vos CPIP sera hospitalisé au « bout du rouleau »…. ?
  • Qu’en sera-t-il lorsqu’un de vos agents témoignera aux Assises pour expliquer pourquoi tel détenu est sorti sans logement, sans signalement, sans avoir été rencontré par un CPIP durant les 6 derniers mois de sa détention …. ???

Monsieur le DFPIP, doit-on évoquer l’Article L4131-1du code du travail relatif au droit de retrait pour qu’enfin une solution durable soit proposée ou doit-on sacrifier l’un de vos agents pour que notre souffrance soit enfin reconnue ?

Les agents ne se satisferont pas d’une pseudo-mesure qui n’améliorerait en rien les conditions de travail de l’équipe milieu fermé et qui ferait peser une charge de travail supplémentaire sur l’equipe du milieu ouvert !

La solidarité est dépassée dans cette dramatique affaire :

Il s’agit désormais de SECURITE

Le Havre le 02/09/2013

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