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Saint-Omer : deux gardiens de prison entendus au commissariat de police

jeudi 26 mars 2015  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Le 10 février, le bureau de la section CGT de la prison de Longuenesse a rédigé un tract mettant en cause le directeur de l’établissement, Daniel Willemot. Ce dernier a envoyé un courrier à Didier Fumery, secrétaire de la CGT, pour lui rappeler des obligations liées à l’affichage. Puis, estimant qu’il y avait diffamation, le directeur a porté plainte contre Didier Fumery ainsi que contre Pascal Marié, responsable régional de la CGT. « Le directeur ne nous indique pas où il trouve, dans le tract, qu’il peut y avoir injure ou outrage », remarquait Pascal Marié avant d’être entendu. C’est ainsi que, jeudi matin, ces deux personnes étaient convoquées au commissariat de police de Saint-Omer pour être entendues.
Didier Fumery et Pascal Marié étaient soutenus par une cinquantaine de personnes, de la CGT pénitentiaire et d’autres branches de ce syndicat, ainsi que par des collègues d’autres syndicats pénitentiaires. Daniel Willemot n’a pas souhaité s’exprimer sur cette affaire.
D’après ce que les policiers ont dit à Didier Fumery et Pascal Marié, le directeur de la prison a porté plainte pour avoir été traité de « gnome » et avoir été comparé à Will le Hobbit. « C’est la première fois en dix ans qu’on est poursuivi. » « On veut nous museler » Pascal Marié, relayé par des représentants de l’UNSA et du SPS, s’étonnait de cette procédure qui, pour eux, est contraire à la liberté d’expression. « On veut nous faire taire, nous museler », notait le responsable régional de la CGT. Un jugement partagé par les représentants des autres syndicats. Tous estiment que, outre la volonté de s’en prendre à deux personnes en particulier, la direction entend restreindre les critiques sur la situation dans les prisons, notamment celle de Longuenesse. « On veut nier les agressions verbales et physiques de plus en plus fréquentes, des saisies de drogue et de téléphones portables, d’armes blanches, des photos et des vidéos sur les réseaux sociaux de l’intérieur de la prison.
Sans compter une prise d’otage qui a été banalisée par notre direction ». À Didier Fumery et Pascal Marié, les policiers ont indiqué que la procédure pour diffamation allait être transmise au procureur de la République. C’est lui qui décidera de la suite à donner à cette affaire

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