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Semaine agitée au QMA de Nantes

samedi 6 février 2016  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Les incidents se sont succédés cette semaine sur le Quartier Maison d’Arrêt de Nantes. La surpopulation est certainement une des raisons de ces maux mais en attendant, ce sont les personnels qui en font les frais.
En effet, pas un jour se passe sans intervention ou l’agression d’un personnel :
• Vendredi dernier, un détenu assène un violent coup de poing à un surveillant sans raison apparente.
• Mardi, un détenu placé au Quartier disciplinaire crache et porte des coups à 2 agents qui lui demandent de retirer une photo collée sur le mur.
• Mercredi, un détenu sortant du Quartier Disciplinaire exige d’être affecté à la cellule de son choix. Refus catégorique des officiers. Il assène 2 violents coups de poing à un agent qui se trouve sur son chemin.
• Jeudi, un détenu bouscule un surveillant suite à un refus de cantine exceptionnelle. Il est placé au Quartier Disciplinaire et est en possession d’un téléphone portable. Un détenu placé au QD revient du parloir Famille et les agents le suspectent d’être en possession d’objets illicites. Il est fouillé et un téléphone portable est saisi.
• Toujours jeudi, un surveillant prend sur le fait un détenu en pleine relation sexuelle. Il demande au détenu d’y mettre fin et en sortant du box, le détenu se jette littéralement sur le collègue et bouscule le Premier Surveillant présent également. La force stricte et nécessaire a dû être employée pour le maîtriser. A l’abri « Famille », un sac de linge « Arrivant » est réceptionné et fouillé. Dans la languette d’une chaussure, 50 grammes de stupéfiants sont trouvés. La famille a été placée en garde à vue.
Autant d’incidents qui prouvent que les conditions de travail des personnels se dégradent et que les personnels sont continuellement exposés à des actes de violence gravissimes parfois gratuites, parfois pour des motifs futiles mais souvent pour des refus de se soumettre à des obligations ou pour la stricte application du règlement intérieur. Les personnels ne doivent pas devenir des défouloirs au quotidien.
La CGT exige que les détenus agresseurs, perturbateurs soient transférés. Elle demande des sanctions disciplinaires et pénales à la hauteur du préjudice subi par les personnels. La Justice et la Direction doivent envoyer un message fort à la population pénale afin de calmer les ardeurs de certains et aussi exprimer une reconnaissance dans le difficile métier de surveillant pénitentiaire.
La CGT apporte son soutien inconditionnel aux personnels victimes d’actes d’agression et leur souhaite un prompt rétablissement.

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