La (trop) longue période électorale est enfin passée et désormais, nous espérons que ce nouveau gouvernement réalisera une politique à la hauteur des espoirs qu’il a fait naître.
Nous le constatons au quotidien, il y a une impatience chez nos collègues surveillants à voir concrètement le changement promis. Certes, la CGT n’est pas aveugle, elle constate que le pays évolue toujours dans un contexte budgétaire très contraint et nous ne sommes pas naïfs non plus, il y a de forts risques que sur un ensemble de thématiques essentielles pour les personnels de surveillance, les statuts, les salaires et le pouvoir d’achat, les indemnités et primes, l’emploi, nos conditions de travail, les moyens des établissements, etc, les mesures annoncées ne soient pas à la hauteur de l’envie de voir nos métiers changer au quotidien, sur la base de missions renouvelées, dans des établissements moins surchargés, où l’avis des collègues serait réellement pris en compte.
Si l’impatience est réelle, il faudra cependant encore attendre un peu pour les annonces car ce qui traverse les premières rencontres que nous avons eu avec Mme TAUBIRA et Mme BATHO, c’est certes un changement de style important fait de questionnements et d’écoute, mais un discours peu rassurant sur les finances publiques et finalement peu de clarté encore sur la politique qui sera menée dans ce ministère. La raison en est pour l’instant très simple, chaque ministre doit se taire et attendre le discours de politique général du premier ministre devant les députés, discours qui devrait intervenir à l’assemblée nationale, selon la presse, vers le 3 ou 4 juillet.
Il faudra donc patienter pour obtenir des réponses plus précises sur des questions primordiales portées par les personnels de surveillance, telles, celles soulevées plus haut mais aussi concernant la politique pénale qui sera menée, la question des fouilles intégrales, des miradors, de la cartographie pénitentiaire, etc.
Par contre, le chantier dialogue social avance rapidement avec une solide volonté pour l’instant d’être plus « carré » et respectueux des textes en vigueur.
C’est ainsi que nous sommes en mesure d’annoncer que le ministère vient de rappeler à la DAP que sur les questions statutaires qui s’ouvrent en ce moment, elle devait revoir sa copie et réorienter ses pratiques de dialogue social. En clair, c’est ce que la CGT dénonce depuis quelques temps avec une autre organisation, l’administration pénitentiaire doit, dans l’esprit des nouveaux textes qui régissent le dialogue social, ouvrir une négociation encadrée, avec un objet, un début et une fin de dialogue, où un protocole sera soumis à son issue et un comité de suivi mis en place sans qu’il déborde de l’objet premier.
Il devrait donc en la matière y avoir du changement très rapidement. La CGT retournera alors dans ce cadre autour de la table des négociations.
Montreuil, le 20 juin 2012
Statut des personnels de surveillance : Le ministère remet de l'ordre
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