Accueil > Communiqués > Nationaux > Surpopulation pénale : ça brule !!!

Surpopulation pénale :
ça brule !!!

mardi 7 mai 2013  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

C’est devenue une rengaine : la surpopulation carcérale fait régulièrement les titres de l’actualité, sans que les mesures trop tièdes prises jusqu’à maintenant ne produisent le moindre effet.

Les détentions sont en surchauffe, la violence ne cesse d’augmenter, les personnels sont réduits à servir de chair à canon au détriment de l’exercice de leurs missions. La surpopulation pénale est un fléau pour tous et surtout pour ceux qui sont en première ligne, qui souffrent dans l’indifférence totale. Les dirigeants doivent prendre ce dossier à bras le corps, apporter une réponse politique et non se résigner en se réfugiant derrière des statistiques en complet décalage avec la réalité subie et quelques réformes structurelles qui n’engagent à rien.

La surpopulation carcérale génère les tensions, rendant impossible les missions du personnel, qui passent leur temps à gérer en permanence des situations conflictuelles, des agressions physiques et verbales avec des conséquences parfois dramatiques.

A cela s’ajoute les sous effectifs chroniques, les rythmes de travail désastreux, des conditions de vie indignes et un taux de suicide, 30% plus élevé que la moyenne nationale. Voici la réalité que nos dirigeants ne veulent pas regarder en face.

A l’approche de l’été, l’actualité chaude du moment pourrait devenir brûlante. C’est d’une autre politique pénale que l’on a besoin ! Il faut réparer les dégâts causés ces dernières années, remettre à plat l’empilement de lois et de textes réglementaires à l’origine du blocage du système.

En outre, repenser une réelle reforme, prenant en compte la complexité des missions, l’état des sous effectifs et de la dégradation considérable des moyens alloués à ce service public pour réaliser ses missions.

Cela ne se fera pas en quelques semaines, ni avec quelques déclarations d’intention. Dans l’urgence, il faut mettre l’ensemble des acteurs autour de la table et penser sur le long terme une politique pénale et pénitentiaire radicalement en rupture avec celle inspirée par les discours sécuritaires et électoralistes.

Les personnels pénitentiaires attendent donc autre chose qu’un simple replâtrage. Sans une révision en profondeur du système pénitentiaire à laquelle ils seront enfin associés, la surpopulation pénale et ses conséquences continueront de faire les feux de l’actualité…et les personnels continueront à souffrir dans l’ignorance.

Depuis plus d’un an, la CGT Pénitentiaire demande au ministère des arbitrages clairs sur un certain nombre de sujets. Les réponses tardent à venir, alors qu’elles pourraient être un premier pas vers la nécessaire concertation de fond qui doit s’ouvrir dans la sérénité, loin des flashs médiatiques.

Montreuil, le 7 mai 2013

Plan du site | Infos légales | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Haut de page