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Téléphones portables en Prison : En 15 ANS, rien n’a changé !!!

mardi 8 mars 2016  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Après l’affaire médiatique du détenu ayant utilisé son téléphone portable pour discuter en direct de sa cellule avec l’extérieur via l’application « Périscope » au Centre Pénitentiaire de Béziers, c’est maintenant au tour du CP Marseille et du CP de Meaux-Chauconin d’être sous les feux des projecteurs. Il n’y a pas un jour sans voir un établissement pénitentiaire faire les grands titres de la presse locale ou régionale concernant l’utilisation des téléphones portables en prison.

Pourtant, ce problème n’est pas nouveau au sein de notre administration. En 2001, le rapport CHAUVET apportait déjà une réflexion sur la mise en place de brouilleurs dans les détentions afin d’éradiquer ce fléau.

15 ans plus tard, rien n’a changé et le problème s’est même intensifié…

Ce phénomène met donc une nouvelle fois en exergue le manque d’étanchéité de nos établissements.

Même si la CGT Pénitentiaire a toujours été soucieuse du respect de la dignité humaine, la mise en application de l’article 57 de loi pénitentiaire de 2009 interdisant les fouilles à corps systématiques à la fin de chaque parloir et le manque de sécurité aux abords de nos murs ne sont pas étrangers à l’intensification de ce problème. Ceci étant, nous ne saurions cautionner un fonctionnement qui met en péril l’intégrité physique des personnels pénitentiaires.

Pour la CGT Pénitentiaire, plusieurs pistes de réflexions doivent être menées par l’administration en concertation avec les organisations syndicales :

-  Trouver une alternative à la mise en place de l’article 57 qui a entrainé l’arrêt des fouilles systématiques au parloir, lieu incontournable d’entrée des objets illicites.
-  Mettre en place un plan de sécurisation extérieure des établissements afin de limiter un maximum les projections.
-  Renforcer les détentions afin que nos collègues puissent travailler sereinement et en toute sécurité.
-  Trouver un partenariat avec les professionnels du secteur afin de confectionner des brouilleurs fonctionnels, prenant en considération les spécificités du milieu carcéral.

La question des modalités des fouilles et celle de la sécurité en général, doit être débattue sérieusement, au plus haut niveau du ministère. Il en va de la sécurité de TOUS …

Les personnels pénitentiaires méritent de travailler dans des conditions dignes de notre époque et dans une sécurité maximale.

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