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Transfert de missions : véritable fiasco !

lundi 7 mars 2011  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel
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Une expérimentation en « binômage » aura lieu du 1er avril au 1er septembre 2011 pour les extractions judiciaires assumées actuellement par le ministère de l’intérieur .

Deux sites ont été choisis dans les 2 régions administratives au sein desquelles la reprise des extractions judiciaires aura lieu le Ier septembre :

  • Le TGI d’Epinal et la MA Epinal
  • Le TGI de Cusset et le CP Moulins

Les personnels pénitentiaires seront placés en doublure avec les forces de l’ordre et seront donc en position d’observateurs et d’accompagnateurs.

Pour le CP de Moulins, il y aura 1 agent/jour 1 à 2 fois par semaine en doublure.
Pour la MA d’Epinal, il y aura 2 agents/jour 1 à 2 fois par semaine en doublure.

Les agents devront être volontaires et issus de ces 2 établissements pour pouvoir être en « binomage ».
Un jury devrait se réunir d’ici le 1 avril 2011 pour sélectionner les différents candidats.
La formation se fera donc en alternance et progressivement.

Concernant l’échéancier du transfert des missions :
Il sera effectif pour 2 régions administratives (Lorraine et Auvergne) à compter de septembre et pour une troisième région (basse Normandie) en décembre.

Les personnels seront affectés en établissement suite à la CAP du mois de mai 2011, 50 au total :

  • 14 en Basse Normandie
  • 25 pour la Lorraine
  • 11 pour l’Auvergne

Ces 50 postes seront ponctionnés sur l’existant tout comme les 30 postes utilisés pour la sécurisation de la place Vendôme.

La CGT pénitentiaire dénonce vivement ce transfert des missions qui se fait dès 2011, alors même que les personnels recrutés en supplément pour effectuer ces nouvelles charges de travail seront recrutés en 2011 et donc opérationnels en 2012.

Il est très clair que l’administration n’est pas prête pour assumer ces missions et que le dialogue social sur ce sujet est totalement insatisfaisant.
En terme d’emplois, de contenu de la formation, du matériel, du rythme de travail, beaucoup de questions restent sans réponse.

En l’état du dossier, la CGT pénitentiaire estime qu’aucune garantie n’est assurée en terme de moyens et de formation et donc que les personnels ne seront pas dans de bonnes conditions pour exercer ces nouvelles missions. Il est purement scandaleux d’exposer les personnels à de tels dangers, de refuser les moyens nécessaires pour un service public de qualité.

Montreuil, le 7 mars 2011

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