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UR Bordeaux : Les personnels pénitentiaires :
les oubliés du système !

mercredi 14 mars 2012  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Dans un contexte économique particulièrement difficile, les personnels de l’administration pénitentiaire sont les grands oubliés des débats actuels.

En effet, alors que nous exerçons un métier de plus en plus difficile et exigeant, l’Administration Pénitentiaire ne cesse de diminuer nos moyens.

Prenons l’exemple des personnels de surveillance sur notre Direction Interrégionale : pour la CAP du mois de mai, alors que près de 50 postes sont vacants, seulement 6 ont été ouverts par la DAP…
On est loin d’un poste sur deux non remplacé ! 1 poste sur 7 sera comblé !

Et si nous poussons d’avantage l’analyse, les vacances de postes annoncées se basent sur des organigrammes calculés au plus juste, et sur la base de 39h.

Nous y voyons donc une dégradation évidente et massive de notre mission de service public que nous avons de plus en plus de mal à assumer.

De même, concernant le budget que la DAP a attribué à la DI de Bordeaux, nous constatons qu’une coupe sombre de plus de 6 millions d’euros a été faite par rapport à 2011 (budget qui avait été lui même déjà bien amputé), sur un budget total d’un peu plus de 51 millions.

Le comble reste que plus de 60% de ce budget va partir dans les établissements public-privé (Gestion délégué ou PPP), et que, sur 20 établissements que comptent la DI de Bordeaux, seulement 4 sont concernés ! 1/5 des établissements vont absorbés prés des 2/3 du budget total ! C’est tout simplement délirant…

La CGT Pénitentiaire dénonce ces gestions déléguées au privé, qui réalise des profits considérables, au détriment des établissements publics.

Pour exemple, la mise à disposition sur le CP de Mont-de-Marsan, d’un véhicule type Clio, est facturée par le privé à 12 000 euros par an !! Rentable, non ? (sachant que ces véhicules ont un peu plus de trois ans, ils sont sûrement bien amortis !!)

Ainsi, nous constatons que cette délégation au privé a permis de diminuer le nombre de fonctionnaires, mais certainement pas de diminuer les dépenses de l’État.

Et parallèlement à cela, les fonctionnaires surveillants pénitentiaires, voient leurs salaires stagner et se faire rattraper petit à petit par le SMIC.

En effet, aujourd’hui, un surveillant qui arrive dans notre administration perçoit le même salaire durant sa scolarité, durant son année de stagiaire, durant ses deux ans au premier échelon, durant ses deux ans au deuxième échelon, et enfin, arrivé au troisième échelon, au bout de 5 ans et 8 mois, il est enfin augmenté de 7,33 euros !

Le mécanisme est simple : le traitement de l’élève surveillant s’est ajusté au fur à mesure des années sur le SMIC, sans pour autant augmenté en conséquence les échelons supérieurs.
Ainsi, nous constatons qu’un surveillant perçoit un salaire d’élève pendant près de 8 ans (à 7,33 euros près)…

Le bilan est simple : de plus en plus de missions, dans des conditions de plus en plus difficiles, avec des salaires beaucoup trop bas.

Les revendications sont claires :

  • une augmentation significative de nos salaires
  • un renfort en personnel pour combler les postes vacants
  • un renfort en personnel pour effectuer les nouvelles missions

L’Union Interrégionale CGT Pénitentiaire de Bordeaux appelle donc ses syndicats à discuter de ces questions d’emplois et de salaires avec l’ensemble des personnels et d’en tirer des décisions de revendications.
Ce n’est que par la lutte que nous obtiendrons des avancées !
Assez de belles promesses soporifiques qui ne voient jamais le jour ! Trop, c’est trop ! Il faut réagir et nous battre pour que nos dirigeants reconnaissent nos métiers et nos missions à leur juste valeur.

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