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UR Dijon :
La douche froide

vendredi 15 mars 2013  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Nouvelle agression à la Maison d’arrêt de Nevers !!
Visiblement mécontent de ses conditions de détention, un détenu s’est jeté sur notre collègue Stéphane avec la ferme intention de lui fracasser son plateau repas sur le crâne.

L’incident s’est produit aux environs de 11h45, à l’heure de la distribution du repas. Alors qu’il ouvre la porte de la cellule, l’agresseur a déjà préparé son mauvais coup et se rue littéralement sur notre collègue qui, d’un geste professionnel, et peut être chanceux aussi, réussi tant bien que mal à éviter le premier coup. Les suivants atteindront leur objectif ; l’énergumène profitant des objets à sa portée, dont un tabouret, et de la confusion générale pour assener des coups au visage du collègue se défendant courageusement dans un espace confiné de 9 m².

Encore une fois, il a fallu l’intervention des surveillants, témoins malheureux de cet acte lâche et gratuit, pour maîtriser l’individu. Menotté, il sera conduit directement au quartier disciplinaire.

Une agression qui renoue avec les pages « routine » de notre quotidien : violence et profils psychologiques perturbés, ppsmj sous emprise de cocktails médicamenteux explosifs qui, dans le cas qui nous intéresse, a expliqué son geste à cause d’une douche ! Un détenu demandeur multirécidiviste usant de la patience de tous qui a décidé de se faire un surveillant. Car, mode oblige, aujourd’hui en prison quand on désire avoir ce qu’on veut, on insulte ou on agresse le personnel de surveillance. Et sous les encouragements des autres détenus de l’étage en plus !

Une douche froide lourde de conséquences pour Stéphane qui, en l’espace de deux secondes, n’a absolument rien compris à ce qui lui arrivait. Notre collègue s’en tire avec un voyage direct aux urgences, éraflures, traumatismes faciaux et une ITT.

La CGT Nevers tient à rappeler à notre Direction la gravité d’un tel fait qu’elle ne doit en aucun cas banaliser en comparant ces passages à l’acte comme des incidents ordinaires pour un surveillant conscient de la dangerosité de son travail. NON, personne ne se lève le matin pour se faire agresser ! NON, aucun ne gagne sa vie en se déguisant en punching ball ! NON, les surveillants n’accepteront jamais de se plier aux quatre volontés des détenus toujours plus exigeants !

La CGT Nevers remercie tous les personnels ayant aidé Stéphane sur l’intervention et lui souhaitons un prompt rétablissement.

De manière logique, la CGT Nevers réclame une sanction disciplinaire exemplaire contre le détenu suivi de son transfert dans les plus brefs délais.

Le bureau local

Nevers le 13 mars 2013

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